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Sommet canadien des télécommunications

Notes d'allocution

L'honorable Christian Paradis, C.P., député
Ministre de l'Industrie

Toronto (Ontario)
Le 5 juin 2012

La version prononcée fait foi


Merci et bonjour à tous. C'est avec plaisir que je suis de retour devant vous.

Je ne peux croire qu'il y a à peine un an, je participais à ce sommet et je donnais mon premier discours en ma qualité de ministre de l'Industrie.

Depuis ce temps, j'ai voyagé d'un bout à l'autre du pays et j'ai rencontré bon nombre d'entre vous en personne. Ces rencontres, de même que les consultations publiques que j'ai menées, sont à la base des nombreuses mesures que nous avons adoptées au cours de la dernière année.

Vos commentaires étaient plutôt positifs :

  • Le Canada a profité d'importants investissements dans son infrastructure des télécommunications.
  • Le Canada compte de nombreuses entreprises de technologie qui sont des chefs de file dans leur domaine.
  • Les Canadiens bénéficient d'une concurrence accrue et de plus de choix en ce qui concerne les services de télécommunications.

J'ai également entendu parler des enjeux et défis qui subsistent :

  • Le spectre est essentiel pour répondre à la demande croissante des consommateurs.
  • L'accès au capital est essentiel à l'innovation.
  • Les Canadiens vivant en milieu rural ont besoin de vitesses plus rapides et de meilleurs services.
  • Le secteur des technologies doit innover plus rapidement et être le premier à commercialiser ses produits et services.

Voilà d'importants défis, puisque nous savons que l'infrastructure et les technologies numériques sont essentielles au succès dans l'économie d'aujourd'hui.

Nous devons continuer d'appuyer les investissements majeurs, l'innovation et le choix offert aux consommateurs dans notre secteur des télécommunications.

Je sais que nous pouvons relever ce défi.

Mais nous avons tous un rôle à jouer. Nos créateurs et innovateurs doivent mettre au point les nouvelles technologies qui permettront à l'industrie de se tailler une place de chef de file. Nos fournisseurs de services doivent brancher les Canadiens à de nouveaux services d'un océan à l'autre. Et notre gouvernement doit offrir au secteur le soutien dont il a besoin pour croître et prospérer.

L'an dernier, j'ai affirmé que l'industrie des télécommunications était « le cœur même de l'économie numérique ». Cela est tout aussi vrai aujourd'hui. Songeons seulement aux réseaux de quatrième génération qui se déploient.

L'utilisation du sans-fil croît de manière exponentielle au fur et à mesure que les Canadiens exploitent leurs appareils mobiles de façon de plus en plus diversifiée. La demande augmente avec l'arrivée de chaque nouvelle génération de BlackBerry et de chaque nouvelle tablette. Cela crée une pression sur les réseaux et fait augmenter la demande à l'égard du spectre de façon fulgurante.

L'an dernier, je vous ai dit que nous allions libérer des fréquences de spectre additionnelles. Et je suis très heureux d'avoir tenu ma promesse.

Comme vous le savez, nous avons annoncé la tenue de nouvelles enchères du spectre dans les bandes de 700 et de 2500 mégahertz. Et en vue d'appuyer la concurrence et l'investissement, nous mettrons en place des plafonds dans le cadre des deux ventes aux enchères. Cela permettra à au moins quatre entreprises d'obtenir du spectre dans chacune des zones de service des licences. Ces mesures viendront appuyer la concurrence sur le marché, et les Canadiens profiteront ainsi d'un plus grand choix.

L'an dernier, j'ai également indiqué que nous examinions notre politique en matière d'itinérance et de partage des pylônes d'antennes. Comme vous le savez, nous avons pris des mesures à cet égard en menant les consultations actuelles auprès de l'industrie et en apportant des changements concrets qui accroîtront la transparence et amélioreront certaines dispositions clés.

Je suis conscient qu'en plus de l'accès au spectre, vous avez besoin de l'accès au capital afin de faire croître et de développer votre entreprise. L'an dernier, je me suis personnellement engagé à améliorer votre accès aux capitaux étrangers. Nous avons d'abord éliminé les restrictions à l'investissement étranger pour les entreprises dont la part du marché était de moins de 10 %.

Nous avons également alloué 400 millions de dollars à la création d'importants fonds de capital de risque, dirigés par vous, membres du secteur privé.

Ce montant s'ajoute aux 100 millions de dollars versés à la Banque de développement du Canada afin qu'elle mène ses activités liées au capital de risque.

Et n'oublions pas que les fournisseurs canadiens de services de télécommunications investissent plus de 8 milliards de dollars par année afin de nous offrir des services plus rapides et plus perfectionnés.

Malgré ces investissements, un écart demeure entre les régions rurales et urbaines en ce qui concerne l'accès aux services à large bande des plus modernes. Le Canada peut faire mieux.

Afin de réussir, les Canadiens vivant en milieu rural doivent pouvoir accéder aux mêmes services que leurs concitoyens de la ville. Voilà pourquoi notre gouvernement a investi dans le programme Large bande Canada : Un milieu rural branché. Grâce à ce programme, près de 220 000 foyers d'un bout à l'autre du pays auront accès à un service Internet plus rapide.

Nous avons par ailleurs intégré aux enchères du spectre de la bande de 700 mégahertz des exigences de mise en œuvre en milieu rural.

Notre gouvernement est passé à l'action. Nous nous tournons maintenant vers vous, les fournisseurs de services, afin d'offrir des vitesses accrues et d'étendre vos services vers les régions rurales de manière à remédier à l'écart qui subsiste entre celles-ci et les villes.

Toutes les mesures que nous avons adoptées favorisent la création de nouvelles entreprises novatrices et l'utilisation de plus amples technologies.

Depuis la publication du rapport du groupe d'experts dirigé par Tom Jenkins, nous avons donné suite à plusieurs des recommandations qui y étaient formulées en vue de stimuler la mise au point de technologies.

Nous avons réservé une somme de 110 millions de dollars par année au Programme d'aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada. Le montant versé aux petites et moyennes entreprises sera ainsi doublé. Les entreprises de télécommunications et de technologie sont susceptibles de profiter grandement de ce nouveau financement.

Mais dans un monde numérique, même les outils les plus formidables ne procurent pas de retombées favorables à moins qu'on ne les utilise. Nous encourageons donc nos petites et moyennes entreprises à adopter des technologies par l'intermédiaire de l'initiative de la Banque de développement du Canada, Carrefour techno, qui offre des services Web et des prêts, de même que le Programme pilote de l'adoption de la technologie numérique, assorti d'un budget de 80 millions de dollars.

Le gouvernement joue dorénavant le rôle de premier client grâce au Programme canadien pour la commercialisation des innovations, qui permet aux entreprises de combler les lacunes à l'étape de la précommercialisation de leurs biens et services innovateurs. Ainsi, nous contribuons à renforcer leur crédibilité et nous leur ouvrons de nouveaux marchés pour leurs produits.

Autrement dit, pour que l'économie soit productive et se taille une place de chef de file à l'échelle mondiale, les entreprises canadiennes doivent investir davantage dans les technologies.

Il s'agit là d'un thème qui s'est retrouvé au cœur de mes rencontres avec mes homologues provinciaux et territoriaux. Et il s'agit du défi que je vous lance, à vous, chefs de file en matière de télécommunications et de technologie.

Vous savez que la compétitivité nationale et internationale repose sur l'adoption des technologies.

Et bien que mes collègues et moi nous fassions les champions de cet enjeu, vous avez, vous aussi, un rôle à jouer.

Par ailleurs, nous établissons un cadre juridique moderne de façon à protéger les consommateurs et les entreprises. Nous avons d'abord :

  • proposé des modifications à nos lois en matière de protection de la vie privée afin de rehausser la confiance des consommateurs à l'égard du cybermarché;
  • instauré une réforme du droit d'auteur afin de doter les créateurs des outils dont ils ont besoin pour protéger leurs œuvres et faire croître leurs entreprises;
  • adopté une législation antipourriel afin de protéger tant les consommateurs que les entreprises.

Ensemble, ces initiatives transforment le paysage juridique. Et nous continuerons de nous assurer que la législation de notre pays est adaptée aux réalités d'une économie numérique.

Je crois que de réels progrès ont été réalisés sur de nombreux fronts depuis que nous nous sommes rencontrés la dernière fois. Mais le travail n'est pas terminé. Nous en sommes encore à élaborer une stratégie canadienne sur l'économie numérique, stratégie que je m'engage à présenter d'ici la fin de l'année.

Je reconnais que nous avons fait face à d'importantes difficultés au cours des dernières années, mais nous les avons surmontées en grande partie grâce à vos idées, à votre imagination et à l'innovation dont vous avez fait preuve.

Notre gouvernement continuera d'appuyer vos efforts parce que nous savons qu'ultimement, ce sera vous qui mènerez la transition vers l'économie numérique, effectuerez les investissements clés, créerez les emplois et générerez la prospérité qui nous permettra d'aller de l'avant.

Exploitons ensemble le potentiel de l'économie numérique mondiale. Mettons au point des technologies, tirons-en le meilleur parti possible, et profitons des avantages qui en découleront.

J'ai vraiment hâte de constater ce que nous pourrons accomplir d'ici l'an prochain, à pareille date.


Voir également :

Communiqué : Le ministre Paradis met l'industrie des télécommunications au défi d'innover, de créer et de prospérer


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Date de modification :
2012-06-05