Notes d'allocution
L'honorable Christian Paradis, C.P., député
Ministre de l'Industrie
Stratford (Ontario)
Le 24 avril 2012
La version prononcée fait foi
Je vous remercie. Bonjour à tous et à toutes.
Je suis heureux d'être ici à Stratford, ville si bien connue pour ses pièces de théâtre et ses festivals d'art dramatique.
C'est aussi une ville qui a de nouveau été classée cette année parmi les sept collectivités les plus « intelligentes » du monde.
Je ne peux songer à un meilleur endroit que celui-ci, où la créativité s'allie à l'intelligence, pour accueillir cet événement d'envergure.
Et je ne peux penser à un meilleur auditoire avec lequel discuter de la vision que notre gouvernement poursuit pour redonner au Canada sa place parmi les chefs de file mondiaux des technologies numériques.
J'ai voyagé dans tout le pays et je me suis entretenu directement avec vous, les innovateurs, les créateurs et les entrepreneurs du Canada.
J'ai tenu des consultations avec différents groupes dans différentes villes, pour me faire une idée précise du stade où nous en sommes.
Vous m'avez parlé de nombreux éléments positifs. Vous m'avez dit, par exemple :
Vous m'avez aussi fait part de nombreuses préoccupations en me disant :
En fin de compte, avec les bons outils, nous pouvons faire mieux. Nous devons faire mieux.
Selon moi, notre gouvernement a pour rôle de procurer à nos meilleurs et plus brillants cerveaux la chance de réussir, puis de leur libérer ensuite la voie.
Car ce sera vous qui montrerez le chemin à suivre pour créer un secteur dynamique et viable.
C'est pourquoi nous soutenons les incubateurs de jeunes entreprises, comme Communitech à Waterloo, qui permettent à de nouvelles entreprises de technologie de prendre leur envol grâce à des investissements publics et privés.
C'est aussi pourquoi nous avons engagé 400 millions de dollars supplémentaires dans le Plan d'action économique de 2012 en vue :
Cela s'ajoute aux 100 millions de dollars que nous avons rendus accessibles par l'intermédiaire de la Banque de développement du Canada, expressément à l'appui de ses activités liées au capital de risque.
Nous sommes par ailleurs en train d'éliminer les restrictions à l'investissement étranger pour les entreprises dont la part du marché canadien des télécommunications est inférieure à 10 %.
Cela fera tomber un obstacle clé à l'investissement dans les petites entreprises de télécommunications.
Afin de profiter pleinement des avantages d'une économie numérique, il nous faut des personnes qui ont la confiance et les compétences voulues pour se servir des technologies.
En d'autres mots, une main-d'œuvre ayant une solide culture numérique qui est apte non seulement à utiliser les technologies d'aujourd'hui, mais aussi à mettre au point celles de demain.
Nous savons que, pour soutenir la concurrence et innover, les entreprises doivent attirer et retenir chez elles les meilleurs talents qui soient.
Voilà pourquoi, lors de mes dernières rencontres avec les ministres provinciaux et territoriaux, nous nous sommes entendus sur l'importance des compétences numériques pour notre économie dans son ensemble.
Nos collèges et nos universités doivent aussi collaborer avec le secteur privé pour faire en sorte :
C'est là une des raisons pour lesquelles nous avons élargi la portée du Programme de stages en recherche et développement industrielle.
Cela aidera les étudiants des cycles supérieurs à acquérir une expérience pratique de la recherche au sein d'entreprises canadiennes novatrices comme les vôtres.
Pareille mesure aidera aussi les entreprises à accéder aux talents dont elles ont besoin pour soutenir la concurrence dans l'économie numérique.
Nous avons également affecté 50 millions de dollars au renforcement de la Stratégie emploi jeunesse, pour aider de plus nombreux jeunes à acquérir une expérience dans les domaines offrant le plus de débouchés.
Parallèlement, nous regardons aussi ce qui se passe au-delà de nos frontières.
Nous transformons le système d'immigration canadien afin qu'il soit rapide, souple et axé sur les emplois, la croissance et la prospérité.
En fait, notre gouvernement a lancé la semaine dernière des consultations sur un nouveau programme destiné à accélérer le traitement des demandes d'immigration des entrepreneurs.
Cependant, notre main-d'œuvre ne peut à elle seule relever un des défis les plus déterminants qui se posent à nous, soit celui de la productivité.
C'est en adoptant des technologies de pointe que le Canada accroîtra sa productivité.
Nous devons encourager l'innovation dans les produits et les services, et ce, dans tous les secteurs de notre économie.
Il s'agit de la voie de l'avenir et à cette fin, nous devons investir, nous adapter et innover.
Notre gouvernement a réservé 110 millions de dollars par année au Programme d'aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada.
Cela doublera le soutien offert aux entreprises et profitera aux petites entreprises qui réclamaient une augmentation du financement affecté au Programme.
Ces mesures reposent sur des investissements antérieurs axés expressément sur nos petites entreprises.
Parmi ces investissements, mentionnons les 80 millions de dollars versés au Programme pilote d'adoption des technologies numériques, conçu pour :
En outre, nous comptons jouer un rôle de chef de file à titre de « premier client », par l'intermédiaire du Programme canadien pour la commercialisation des innovations.
En effet, nous améliorons le régime des achats du gouvernement de manière :
Nous avons aussi commencé à établir un cadre juridique moderne qui peut protéger aussi bien les consommateurs que les entreprises.
Avec les modifications que nous proposons d'apporter aux lois sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé, nous renforcerons la confiance des consommateurs dans le marché virtuel.
La Loi sur la modernisation du droit d'auteur :
En outre, la loi antipourriel, qui devrait entrer en vigueur l'an prochain, protégera les Canadiens et les entreprises contre le pourriel indésirable.
Pour que chaque Canadien profite des avantages de l'économie numérique, il nous faut une infrastructure numérique fiable.
Nous savons que le taux d'utilisation d'Internet au Canada est l'un des plus élevés au monde.
Cependant, le fossé demeure entre les Canadiens qui vivent dans les régions rurales et ceux des régions urbaines pour ce qui est de l'accès à la large bande de pointe.
Cela est inacceptable.
La position de notre gouvernement est claire à ce sujet : les Canadiens des régions rurales méritent d'avoir le même accès fiable que ceux des régions urbaines.
C'est pourquoi nous avons investi dans le programme Large bande Canada, afin de procurer à près de 218 000 foyers canadiens un accès plus rapide à Internet.
C'est aussi la raison pour laquelle nous proposons, dans le cadre des prochaines enchères du spectre, des exigences de mise en œuvre en milieu rural.
La dernière consultation sur la forme que prendra la vente aux enchères du spectre de la bande de 700 mégahertz et sur les conditions d'obtention d'une licence commencera demain.
Les entreprises seront ainsi mieux en mesure d'offrir les services mobiles fondés sur la technologie d'évolution à long terme ou de quatrième génération à un plus grand nombre de Canadiens, partout au pays.
Je ne suis pas ici pour vous dire que le travail est terminé.
Ce n'est pas là le genre de projet que l'on réalise, puis que l'on met de côté.
Cette industrie évolue très rapidement, de sorte que notre démarche doit pouvoir s'y adapter tout aussi vite.
Mais je suis ici pour vous dire que notre gouvernement vous a entendus.
Je suis ici pour vous dire que nous nous engageons à mettre en œuvre une stratégie canadienne sur l'économie numérique :
Comment relever les défis qui se posent quant à l'accès au capital et à une main-d'œuvre instruite? Comment encourager l'adoption des nouvelles technologies et améliorer la productivité? Voilà les questions qui définiront cette stratégie.
Les réponses à ces questions constitueront les bases sur lesquelles nous édifierons une stratégie claire pour le secteur et pour l'ensemble de l'économie.
Toutefois, cette stratégie que nous mettrons de l'avant plus tard cette année ne réussira que si l'industrie ainsi que les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux travaillent ensemble.
Cela signifie :
Nous devons, en tant que nation, prendre des risques, réfléchir de manière créative et faire preuve d'audace afin de nous tailler une place dans l'économie numérique mondiale.
Je sais que le Canada peut compter parmi les chefs de file mondiaux de la conception et de l'utilisation des technologies de l'information.
Or, pour cela, nous devons tous travailler dans le même sens et aller de l'avant en tant que citoyens et citoyennes d'un même pays.
Récemment, notre pays a fait face à des défis de taille, mais il les a relevés d'une façon qui l'a rendu plus fort que jamais.
Cela est dû en grande partie au dynamisme d'entrepreneurs et d'innovateurs tels que vous.
Notre gouvernement a commencé à vous fournir les outils dont vous avez besoin et il continuera de le faire.
Cependant, ce sera grâce à nos chefs d'entreprise, à nos entrepreneurs, à nos innovateurs et à nos créateurs que le Canada réussira.
Je sais qu'ensemble, nous pouvons faire en sorte que le Canada se retrouve parmi les chefs de file de l'économie numérique.
Il nous suffit d'exploiter le potentiel de l'économie numérique, de mettre au point des technologies et de profiter des avantages qui en découleront.
Je vous remercie.
Voir également :