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Notes d'allocution pour l'honorable Diane Finley ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences, pour annoncer des améliorations visant à permettre aux Canadiens et aux Canadiennes de mieux profiter du régime d'assurance-emploi

 Notes d’allocution pour
l’honorable Diane Finley
ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences,
 pour annoncer des améliorations 
 visant à permettre aux Canadiens et aux Canadiennes de mieux
profiter du régime d’assurance-emploi
Tribune de la presse canadienne – À déterminer
Chambre des communes
Le 24 mai 2012


La version prononcée fait foi

Merci d’être présents aujourd’hui.

Alors que nous devons faire face à des pénuries de main-d’œuvre sans précédent dans l’ensemble du pays, il sera essentiel que nous nous efforcions d’aider les Canadiens et les Canadiennes à trouver un emploi et à le conserver.

Et il est tout aussi important que le régime d’assurance-emploi fonctionne efficacement pour le Canada et les Canadiens.

Bref, nous voulons aider les Canadiens et les Canadiennes qui veulent travailler à réintégrer la vie active. 

Aujourd’hui, je suis heureuse de vous annoncer que des améliorations ont été apportées à l’assurance-emploi pour permettre aux Canadiens et aux Canadiennes de mieux en profiter. 

Voyons donc le tableau d’ensemble. 

La performance économique de notre pays continue d’être bonne en 2012. De fait, plus de sept cent cinquante mille nouveaux emplois ont été créés de juillet 2009 à mars 2012, ce qui a représenté de loin la plus forte croissance de l’emploi parmi les pays du G-7. 

Notre prospérité économique dépend toutefois de notre capacité de relever les défis émergents et croissants du marché du travail. 

Elle dépend de notre compétitivité et de notre souplesse. 

Le principal défi, ce sont les pénuries de main-d'œuvre, qui s’intensifieront en raison du vieillissement de notre population et de la forte concurrence pour embaucher des travailleurs qualifiés sur la scène internationale. 

Certains de ces défis sont bien présents aujourd’hui et nuisent à la capacité de notre pays de prospérer. 

Selon Statistique Canada, l’automne dernier, il y avait deux cent cinquante mille emplois vacants au pays.

Nous savons que les Canadiens et les Canadiennes veulent travailler, mais ils font souvent face à des défis lorsqu’ils cherchent un emploi. 

Ce fait s’explique par de nombreuses raisons : certaines personnes ignorent peut-être où trouver des emplois disponibles ou la façon d’en trouver, tandis que d’autres ignorent peut-être que leurs compétences répondent aux besoins d’autres industries ou professions. 

Que faisons-nous donc pour aider les chômeurs à trouver un emploi? 

Tel qu’il a été annoncé dans le Plan d'action économique de 2012,  nous investirons au cours des deux prochaines années vingt et un millions de dollars pour jumeler les Canadiens et les Canadiennes sans emploi aux emplois disponibles.

Aujourd’hui, je suis heureuse de vous présenter plus de détails à propos de notre plan. Une des façons dont nous nous y prenons, c’est en faisant en sorte que les Canadiens et les Canadiennes sans emploi puissent plus facilement trouver de nouveaux débouchés dans leurs collectivités.

Ces mesures prévoient notamment des méthodes simples, mais efficaces, telles que l’envoi d’alertes-emploi aux prestataires. 

Actuellement, les prestataires d’assurance-emploi ne reçoivent que trois alertes par courriel toutes les deux semaines envoyées par le Guichet emplois qui ne contient qu’environ 20 pour cent des emplois disponibles. 

Nous pensons que cela doit changer. Comme je l’ai mentionné plus haut, nous devons aider les Canadiens et les Canadiennes qui veulent travailler à réintégrer la vie active. 

Nous voudrions également annoncer que nous comptons envoyer des alertes-emploi deux fois par jour aux prestataires.

Ces alertes viendront de sources différentes dont le Guichet emploi et le secteur privé. 

Les alertes-emploi permettront d’informer les prestataires d’assurance-emploi au sujet des possibilités d’emploi dans leur région, qui sont liées à leur métier et à des métiers connexes.

Le deuxième volet de notre plan consiste à associer le Programme des travailleurs étrangers temporaires au Programme d’assurance-emploi pour jumeler les Canadiens et les Canadiennes sans emploi aux emplois disponibles. 

Le gouvernement élabore actuellement des modèles pour indiquer les noms des employeurs qui recrutent aux prestataires d’assurance-emploi au moyen du système d’alertes-emploi et s’assurer que ces derniers les prennent en considération avant d’embaucher des travailleurs étrangers. 

Le dernier volet de notre plan vise à définir les concepts d’« emploi convenable » et de « recherche d’emploi raisonnable ».

Cela garantira l’impartialité et renforcera la nécessité, pour les prestataires d’assurance-emploi, de chercher activement un emploi convenable et d’accepter tous les emplois convenables. 

Mesdames et Messieurs, permettez-moi de préciser que ces changements ne visent pas à forcer les gens à accepter un travail loin de chez eux ou à assumer un poste qui ne leur convient pas.

En fait, nous précisons simplement ce qu’est un « emploi convenable ». 

La définition que nous proposerons sera fondée sur plusieurs critères, notamment la situation personnelle, les conditions de travail, les heures de travail et la durée du trajet qui s’appliqueraient pendant la durée des prestations.

Par exemple, si un prestataire de l’assurance-emploi a un problème de santé qui ne lui permet pas d’accepter un poste, alors celui-ci ne sera pas considéré comme un « emploi convenable ». Autrement dit, il ne sera pas tenu de l’accepter. 

Un autre exemple c’est lorsque qu’il y a un emploi disponible, mais que le prestataire n’est pas physiquement apte pour faire le travail. Là aussi, ce poste ne serait pas considéré comme un « emploi convenable ».   

Les deux autres critères, à savoir le type de travail et le salaire horaire, varient éventuellement en fonction du recours antérieur d’une personne à l’assurance-emploi et de la période pendant laquelle elle a touché des prestations.

Tel qu’il est indiqué dans la Loi sur l’emploi, la croissance et la prospérité durable, la règlementation révisée tient compte de trois catégories de prestataires de l’assurance-emploi dans la définition du concept d’« emploi convenable ». 

Nous voulons répartir les prestataires en trois catégories : 

Travailleurs de longue date : Ce sont ceux qui ont cotisé au régime d’assurance-emploi pendant sept ans au cours des 10 dernières années et qui ont touché des prestations régulières d’assurance-emploi ou des prestations pour pêcheurs pendant une période de moins de 35 semaines au cours des cinq dernières années. 

Prestataires fréquents : Ce sont ceux qui ont demandé plus de trois fois des prestations régulières ou des prestations pour pêcheurs et touché des prestations pendant plus de 60 semaines au total au cours des cinq dernières années. 

Prestataires occasionnels : Cette catégorie engloberait tout le reste. 

Les prestataires fréquents doivent éventuellement élargir la portée de leur recherche d’emploi beaucoup plus tôt que les d’autres prestataires d’assurance-emploi. 

Les changements que nous apportons à l’assurance-emploi ne visent pas à forcer les gens à déménager n’importe où au Canada ni à accepter un emploi qui ne correspond pas à leurs compétences.

Nous voulons aider l’ingénieure récemment mise à pied qui n’a jamais touché des prestations d’assurance-emploi à obtenir l’information dont elle a besoin pour trouver rapidement un emploi semblable. 

Nous voulons également aider l’opérateur de matériel lourd qui travaillait dans l’industrie du pétrole et du gaz à trouver le même poste dans cette industrie ou dans un autre secteur semblable, tel que celui de la construction où il pourra utiliser ses compétences.

Aussi, nous voulons aider un couvreur qui touche des prestations d’assurance-emploi chaque hiver à utiliser ses compétences dans une entreprise de construction résidentielle en attendant de pouvoir retourner à son  emploi préféré à la reprise de la saison des travaux de couverture dans sa localité. 

 Accepter un emploi temporaire sera bénéfique pour  lui, car il pourra non seulement rester actif, mais aussi améliorer ses compétences et percevoir un salaire plus élevé que les prestations d’assurance-emploi. 

Il s’agit-là d’un point important. 

Les améliorations que nous annonçons aujourd’hui signifient que les prestataires d’assurance-emploi tireraient toujours des avantages financiers en acceptant un emploi disponible.

Les prestataires obligés d’accepter un emploi disponible auront toujours des revenus plus élevés que ceux des prestations d’assurance-emploi.

Et je vais vous dire pourquoi. En fait, dans le régime d’assurance-emploi actuel, les Canadiens et les Canadiennes reçoivent 55 pour cent de leurs revenus hebdomadaires en moyenne.

Grâce à nos améliorations, ils n’auront plus à accepter un emploi rémunéré à moins de 70 pour cent de leur revenu antérieur. 

Ces changements visent plutôt à habiliter les chômeurs, à les aider à réintégrer la population active et à concentrer les ressources là où elles sont le plus nécessaires. 

Ces améliorations entrent dans le cadre de nos efforts visant à aider les Canadiens et les Canadiennes qui veulent travailler à réintégrer la vie active et à s’assurer que les employeurs prennent d’abord en considération les travailleurs canadiens avant d’embaucher des travailleurs étrangers temporaires. 

Comme vous le savez, la création d’emplois, la croissance économique et la prospérité à long terme sont les priorités absolues de notre gouvernement.  

Et le fait de jumeler les Canadiens et les Canadiennes aux emplois disponibles dans leur région est essentiel au soutien de notre croissance économique et de notre productivité à long terme, ainsi qu’à la qualité de vie de tous les Canadiens et de toutes les Canadiennes. 

L’assurance-emploi est un régime important ici, au Canada. Et il continuera de l’être. Ces changements introduisent des mesures nécessaires et de bon sens qui aideront les Canadiens et les Canadiennes à retourner rapidement au travail. 

C’est bon pour le gouvernement. C’est bon pour l’économie. C’est bon pour les employeurs… et c’est bon pour les Canadiens et Canadiennes et leur famille. 

Je vous remercie.


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Date de modification :
2012-05-24