Discours Article provenant de  Agence de santé publique du Canada

Archivé - Notes d'allocution pour le Dr Gregory Taylor, administrateur en chef de la santé publique: Conférence canadienne sur l'immunisation

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Mardi 2 décembre 2014
Ottawa (Ontario)

Merci, madame la secrétaire parlementaire Adams.

Bonjour à tous. Bienvenue à Ottawa et à la 11e Conférence canadienne sur l'immunisation.

Je commencerai en répétant les remerciements de la secrétaire parlementaire à l'Association canadienne de santé publique pour sa direction cette année.

Je suis d'avis que l'Association canadienne de santé publique et ses partenaires ont élaboré tout un programme pour les prochains jours, un programme qui réunit les sujets les plus actuels et pertinents dans le domaine de l'immunisation.

J'espère que vous le trouvez inspirant et productif.

J'aimerais aussi souhaiter un joyeux 50e anniversaire au Comité consultatif national de l'immunisation, ou CCNI, et remercier ses membres, ainsi que tous ses anciens membres et présidents, pour leur dévouement et leurs efforts.

50 ans, c'est un jalon incroyable.

C'est prodigieux de penser à toutes les percées en immunisation que nous avons vues au cours de ce demi-siècle.

La quasi-éradication de la poliomyélite et la transition vers l'élimination de la rougeole et de la rubéole.

De nouveaux vaccins prometteurs contre des menaces en constante progression, comme la maladie à virus Ebola et la grippe H1N1.

Ce sont les histoires de réussite dont les Canadiens entendent parler.

Mais il y a aussi les histoires dont nous n'entendons pas assez parler.

Le fait que le Canada a l'un des taux de couverture vaccinale universelle les plus élevés parmi les pays développés.

Le fait que 95 % des familles canadiennes à l'échelle du pays sont vaccinées contre la rougeole.

Le fait que nous avons un programme d'achat massif de vaccins unique au monde.

Le fait qu'en 2009, nous sommes passés d'un diagnostic de grippe H1N1 à une campagne de vaccination de masse au cours de laquelle en quelques mois, près de la moitié des Canadiens se sont fait vacciner contre la grippe H1N1.

Le fait que nous pouvons nous vanter d'avoir certaines des personnes phares dans ce domaine, comme Scott Halperin du Réseau canadien de recherche sur l'immunisation, qui s'adressera à vous sous peu, et les experts de notre Laboratoire national de microbiologie novateur de Winnipeg, dont Gary Kobinger.

Et le fait que le Canada travaillait déjà à la mise au point de vaccins contre les fièvres hémorragiques virales comme la maladie à virus Ebola alors que peu de gens y prêtaient attention.

Aujourd'hui, le résultat de cet engagement est que notre pays a mis au point l'un des principaux candidats-vaccins du monde contre cette éclosion de maladie à virus Ebola dévastatrice.

Notre vaccin contre le virus Ebola est le fruit de plus de 10 ans de recherches détaillées et laborieuses de nos scientifiques pour comprendre à fond le virus Ebola et trouver des façons de se défendre contre lui.

C'est avec plaisir que souligne que plusieurs essais cliniques du vaccin ont commencé, dont deux aux États-Unis, un en Suisse et un au Canada mené par le Réseau canadien de recherche sur l'immunisation à l'Université Dalhousie d'Halifax.

Les Instituts de recherche en santé du Canada ont récemment lancé un avis de manifestation d'intérêt destiné aux chercheurs canadiens souhaitant prendre part à des essais cliniques de phase 2 et 3 réalisés en Guinée en collaboration avec la Norvège et d'autres partenaires internationaux. Ces essais commenceraient après que les autorités mondiales pertinentes, dont l'Organisation mondiale de la Santé, auront établi par consensus qu'il est sûr d'étendre les essais après examen des premières données relatives à l'innocuité tirées des essais de phase 1.

Le Canada a raison d'être fier de sa riche histoire et de s'inspirer de son engagement continu envers une intervention de santé publique essentielle.

Mais, en entrant en fonction comme administrateur en chef de la santé publique, je sais que l'avenir nous réserve beaucoup de variables inconnues.

Le spectre de la résistance aux antimicrobiens menace de défaire certains des plus grands progrès en matière d'interventions en santé publique accomplis au fil des ans.

Il reste encore des poches d'enfants non immunisés ou sous-immunisés où les maladies infectieuses pourraient réapparaître.

Et malgré nos succès incroyables, certaines populations ont encore des réticences à l'égard des vaccins.

Nous risquons de perdre du terrain contre des maladies qui dévastaient auparavant des familles et des générations.

Des maladies que les enfants canadiens ne devraient connaître que par les livres d'histoire.

C'est pourquoi je réitère à quel point il est important que nous – le milieu de la santé publique, des sciences et de la recherche – nous préparions pour l'avenir du mieux que nous pouvons.

Pour moi, il est clair que pour relever les défis de santé publique mondiaux de demain, nous devons être en mesure de voir au-delà de notre propre expertise et de nous allier à d'autres afin d'être mieux préparés pour intervenir plutôt que simplement réagir.

Il me semble aussi évident que nous devons continuer de profiter de l'avantage que représente notre système fédéral.

Pour ma part, le modèle fédéral est l'une de nos principales forces, parce qu'il permet à de multiples expertises et expériences à l'échelle du pays de converger au sein d'approches pancanadiennes unifiées et novatrices relatives aux défis de santé publique.

Les histoires de réussite que nous partageons prouvent que les défis ne sont pas insurmontables.
La façon dont nous communiquons devra peut-être changer.

Et la façon dont nous présentons de nouveaux éléments probants aux professionnels de la santé devra peut-être changer aussi.

Mais de bien des manières, ces mêmes défis sont les éléments qui renforcent notre capacité de nous adapter et d'agir ensemble.

C'est maintenant plus facile de joindre les gens où ils sont, avec les outils dont ils ont besoin, pour qu'ils prennent des décisions éclairées.

Il y a encore d'autres idées novatrices à développer, comme la merveilleuse application ImmunizeCA et la version révisée du Guide sur la vaccination à l'intention des parents de l'Agence, dont vous pouvez vous procurer un exemplaire au stand de l'Agence aujourd'hui.

L'Agence de la santé publique du Canada poursuivra son soutien des initiatives d'innovation dont nous aurons besoin à l'avenir.

Parce qu'en tournant mon regard vers l'avenir, je vois d'autres occasions de faire part de notre histoire…

… de comprendre nos divers publics et de faire preuve d'inclusion;

… d'avoir les connaissances et les outils à notre portée.

Et de simplifier les processus qui font que pour les Canadiens, les bons choix soient plus faciles à faire.

La prochaine génération de professionnels de la santé publique, de chercheurs et de scientifiques en santé publique a fort à faire.

Aujourd'hui, au nom de l'Agence de la santé publique du Canada, je tiens à signaler mon engagement à travailler en collaboration avec vous sur notre chemin commun.

Et je tiens à vous remercier pour vos contributions aux solides et robustes systèmes de vaccinations que nous avons aujourd'hui, et pour l'excellent travail que vous accomplissez pour l'ensemble des Canadiens.

Profitez bien de la Conférence. Merci beaucoup.


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