Discours Article provenant de  Agence de santé publique du Canada

Archivé - Rencontre de Rona Ambrose, ministre de la Santé, avec les médias au sujet du virus Ebola

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Bon après-midi et merci d'être ici aujourd'hui pour ce point de presse sur la situation en ce qui a trait au virus Ebola en Afrique occidentale. Un peu plus tôt aujourd'hui, le ministère des Affaires étrangères a émis un nouvel avis aux voyageurs au sujet des régions touchées. Nous continuons à déconseiller aux Canadiens tout voyage non essentiel en Sierra Léone, en Guinée et au Liberia.

Cette recommandation formulée par le ministère des Affaires étrangères vise à protéger les voyageurs canadiens et à permettre aux autorités sanitaires des régions touchées de mieux affecter leurs ressources à la lutte contre cette épidémie.

Aujourd'hui, nous demandons aux Canadiens vivant en Sierra Léone, en Guinée et au Liberia d'envisager de quitter ces pays par des moyens de transport commerciaux pendant que ceux-ci sont encore disponibles.

Cette décision a été prise par souci de prudence étant donné qu'il n'y a aucun bureau du gouvernement du Canada en Sierra Léone, en Guinée et au Liberia. Par conséquent, notre capacité à fournir de l'aide consulaire est extrêmement limitée. L'accès aux services médicaux peut également être difficile dans les régions touchées par le virus Ebola. S'il advenait qu'un Canadien nécessite une évacuation médicale depuis une de ces régions, les services qui peuvent lui être fournis sont limités, et le gouvernement du Canada ne peut garantir l'accès à ces services dans un autre pays.

Je tiens à rassurer les Canadiens que notre administrateur en chef de la santé publique, le Dr Taylor, et l'Agence de la santé publique du Canada continuent d'affirmer que le risque pour les Canadiens ici, dans leur pays, est très faible.

L'avis aux voyageurs diffusé aujourd'hui vise à protéger davantage les Canadiens vivant dans les régions touchées. Chez nous, le Canada est très bien préparé grâce aux nombreux systèmes en place pour détecter les maladies infectieuses graves, comme le virus Ebola, et pour en prévenir la propagation.

Tous les points d'entrée au Canada font l'objet d'un contrôle systématique 24 heures par jour, sept jours par semaine. Ces mesures sont prévues par la Loi sur la mise en quarantaine. Il n'y a aucun vol direct jusqu'au Canada en partance des pays d'Afrique touchés. Aux frontières, l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) procède au contrôle de toutes les personnes provenant des pays africains où sévit l'éclosion du virus Ebola.

À titre de précaution supplémentaire, le gouvernement du Canada a renforcé davantage les mesures à la frontière dans le but de prévenir l'introduction peu probable du virus Ebola au pays. À compter de maintenant, tous les voyageurs qui arrivent au Canada en provenance d'un pays d'Afrique occidentale touché seront aiguillés vers un agent de quarantaine de l'Agence de la santé publique du Canada pour subir une évaluation médicale obligatoire. Les voyageurs qui se sentent malades ou qui ont été en contact avec une personne malade devront alors se soumettre à une évaluation par un agent de quarantaine de l'Agence de la santé publique du Canada.

À compter de maintenant, tous les voyageurs identifiés comme étant arrivés au Canada à partir d'un pays d'Afrique touché seront référés à un agent de quarantin pour des tests de santé obligatoires.

Les agents de quarantaine ont suivi la formation nécessaire et disposent de l'équipement dont ils ont besoin pour effectuer une évaluation médicale, notamment vérifier la température et déterminer si d'autres mesures de santé publique doivent être prises.

Les agents de l'ASFC posent des questions directes aux voyageurs venant de ces régions et ceux-ci sont dirigés vers un agent de quarantaine au besoin.

Grâce à notre Laboratoire national de microbiologie à Winnipeg, nous sommes en contact constant avec les laboratoires provinciaux dans l'ensemble du pays pour faire en sorte que le Canada soit prêt à détecter la maladie et à intervenir rapidement s'il le faut. Ainsi, si jamais des cas sont soupçonnés, nous pourrons procéder rapidement à des analyses et prendre les mesures qui s'imposent.

Comme je l'ai dit la semaine dernière, nous sommes extrêmement chanceux, ici au Canada, d'avoir à notre disposition certains des meilleurs hôpitaux au monde. Je parle bien sûr du traitement des maladies infectieuses ainsi que des systèmes rigoureux de lutte contre les maladies infectieuses qui sont en place pour prévenir la propagation des maladies, entre autres. S'il devait y avoir un cas confirmé d'Ebola, l'Agence de la santé publique du Canada en informerait immédiatement la population et veillerait à ce que toutes les mesures et les précautions appropriées soient prises pour protéger les Canadiens.

Je suis maintenant disposée à répondre à vos questions.


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