Discours Article provenant de  Agence de santé publique du Canada

Archivé - Notes d'allocution de l'honorable Rona Ambrose, ministre de la Santé - PREMIER CAS DE MALADIE À VIRUS EBOLA AUX ÉTATS-UNIS

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1er octobre 2014

Banff (Alberta)

SEULE LA VERSION PRONONCÉE FAIT FOI.

Bonjour,

Je suis Rona Ambrose, ministre de la Santé du Canada. Je suis accompagnée aujourd’hui par le Dr Gregory Taylor, nouvel administrateur en chef de la santé publique du Canada.

J’ai eu le plaisir de travailler avec le Dr Taylor tout au long de la dernière année. Il s’est acquis la confiance de la communauté internationale et de ses collègues en santé publique à l’échelle du pays. Beaucoup d’entre vous connaissent le Dr Taylor, qui a fait preuve d’une grande assurance pendant la période de la grippe H5N1 et maintenant de la maladie à virus Ebola.

Hier, nos collègues des Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis ont confirmé le premier cas de maladie à virus Ebola en Amérique du Nord.

Nous sommes ici aujourd’hui avant tout pour rassurer les Canadiens que le risque demeure toujours très faible et que nous avons en place de solides mesures pour protéger les Canadiens.

Hier, l’Agence de la santé publique du Canada a eu connaissance de la personne ayant reçu un diagnostic d’infection à virus Ebola aux États-Unis.

Cette personne N’EST PAS passée par le Canada.

De plus, la personne n’avait pas de symptômes, et n’était donc pas contagieuse, pendant son voyage en direction des États-Unis.

Aujourd’hui, nous voulons rappeler aux Canadiens que le virus Ebola ne se transmet pas facilement de personne à personne.

Le virus Ebola se transmet par contact direct avec une personne qui présente des symptômes, et non par simple contact. Ce n’est pas comme la grippe.

J’aimerais aussi mentionner le travail que nous accomplissons ici au pays pour protéger les Canadiens.

Le Canada est bien préparé : de multiples systèmes sont en place afin de détecter la présence de maladies infectieuses graves, comme la maladie à virus Ebola, et d’en prévenir la propagation.

Tous les points d’entrée au Canada font en tout temps l’objet d’une surveillance de routine en vertu des dispositions de la Loi sur la mise en quarantaine.

Il n’y a aucun vol direct des pays touchés en Afrique vers le Canada. À la frontière, l’Agence des services frontaliers du Canada dépiste les personnes en provenance des pays d’Afrique touchés par l’éclosion.

Au moyen de notre Laboratoire national de microbiologie, nous avons d’excellents liens avec les laboratoires provinciaux pour veiller à ce que le Canada soit prêt à détecter rapidement et à intervenir rapidement au besoin. Cela signifie que dans l’éventualité où des cas sont soupçonnés, nous pouvons rapidement faire des TESTS et prendre les mesures adéquates.

Au Canada, nous avons l’immense chance d’avoir certains des meilleurs hôpitaux au monde, ce qui inclut des soins pour les maladies infectieuses de même que de solides systèmes de lutte contre les infections en place pour protéger contre la propagation des maladies.

Dans l’éventualité où un cas était confirmé, l’Agence de la santé publique du Canada en aviserait immédiatement le public et veillerait à ce que toutes les précautions qui s’imposent soient prises pour protéger les Canadiens.

Je tiens à répéter que pour les Canadiens, le risque d’infection à virus Ebola demeure très faible. Et les Canadiens peuvent être fiers des efforts que nous déployons pour aider à combattre cette éclosion là où elle est concentrée en Afrique occidentale.

À l’étranger, le Canada est aux premières lignes de l’intervention contre l’éclosion de maladie à virus Ebola et fournit de l’aide depuis avril.

Les contributions du Canada s’élèvent à plus de 35 millions de dollars. Ce financement est versé à des groupes comme la Croix-Rouge, Médecins Sans Frontières et l’Organisation mondiale de la Santé.

Grâce à ce financement, les organismes travaillent jour et nuit pour améliorer le traitement des personnes infectées par le virus Ebola, y compris dans de plus petits sites de soins communautaires pour les personnes qui n’ont pas accès à des traitements.

Ce financement sert aussi à améliorer les efforts de prévention à l’échelle des régions touchées, y compris la mobilisation sociale et l’éducation sanitaire, pour prévenir la poursuite de la propagation de la maladie.

En dernier lieu, ce financement contribue aussi aux efforts humanitaires pour appuyer les collectivités touchées au moyen de services importants, comme de l’assistance alimentaire, au cours de l’éclosion.

Les contributions du Canada ne s’arrêtent toutefois pas là.

Nous avons envoyé un laboratoire mobile dont le personnel est composé d’équipes de scientifiques canadiens déployés en alternance et doté de fournitures du Laboratoire national de microbiologie qui est présent en Sierra Leone depuis juin 2014.

L’équipe actuelle de deux scientifiques de l’Agence continue de gérer le laboratoire mobile afin de fournir un soutien diagnostique rapide. L’équipe collabore avec les autorités sanitaires de la région, Médecins Sans Frontières et l’Organisation mondiale de la Santé.

Un soutien diagnostique rapide est FONDAMENTAL pour freiner l’éclosion. Plus tôt les gens reçoivent un diagnostic, plus tôt ils peuvent être traités et mis en isolement, ce qui permettra en fin de compte de ralentir la propagation.

Notre gouvernement a aussi récemment annoncé qu’il offrira en vue d’un don de l’équipement de protection individuelle et de 800 à 1 000 doses du vaccin expérimental connu sous le nom de VSV-EBOV.

L’Agence de la santé publique du Canada fournit le vaccin à l’Organisation mondiale de la Santé dans son rôle d’organisme de coordination international, en espérant que les doses pourront être offertes à titre de ressources internationales.

La semaine dernière seulement, je me trouvais à Washington, où j’ai assisté à une réunion du Programme mondial de sécurité sanitaire. J’ai rencontré la Dre Chan, directrice générale de l’Organisation mondiale de la Santé, et Mme Burwell, secrétaire à la Santé et aux Services sociaux des États-Unis, pour discuter de la maladie à virus Ebola et de nos efforts pour stopper cette éclosion.

Le Canada est fier de faire partie du groupe directeur du Programme mondial de sécurité sanitaire et de fournir un leadership et une expertise scientifiques.

Notre gouvernement continuera de veiller à ce que les Canadiens soient protégés et en sécurité et poursuivra ses efforts pour aider à combattre cette éclosion dévastatrice.

Avant de laisser la tribune au Dr Taylor, j’aimerais remercier Stephen Cornish de Médecins Sans Frontières, que j’ai eu le plaisir de rencontrer il y a quelques semaines.

Médecins Sans Frontières et des organismes comme la Croix-Rouge, Samaritan’s Purse et d’autres font un travail extraordinaire et méritent des félicitations.

Les mesures que j’ai énumérées sont celles que nous prenons comme gouvernement, mais beaucoup de Canadiens et d’organisations non gouvernementales montent au créneau et aident à combattre cette éclosion.

Je tiens à dire merci, en mon nom et au nom du premier ministre.

Je laisse maintenant la tribune au Dr Taylor, puis nous serons heureux de répondre à vos questions.


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