Discours Article provenant de  Affaires mondiales Canada

Discours de la ministre Bibeau sur la santé sexuelle et génésique et les droits connexes des adolescentes

Le 15 mars 2016 - New York, New York

Sous réserve de modifications. Ce discours a été traduit en conformité avec la Politique sur les langues officielles et révisé aux fins d’affichage et de distribution conformément à la Politique de communication du gouvernement du Canada.

Nous savons que la santé sexuelle et génésique n’est pas simplement une question de santé : elle concerne également les droits de la personne et l’égalité entre les sexes.

Les femmes et les filles sont souvent les personnes les plus marginalisées, les plus pauvres et les plus difficiles à atteindre dans les collectivités.

En tant que femme, et en ma qualité de ministre, je veux m’assurer que nous faisons tout en notre pouvoir pour aider les femmes et les filles à vivre dans la dignité, sans aucune contrainte, discrimination ou violence.

Il sera impossible d’atteindre cet objectif si les femmes n’ont pas accès à des méthodes contraceptives et si elles ne peuvent pas planifier et espacer les naissances comme elles le souhaitent.

Elles ont besoin de services pour assurer leur propre santé sexuelle et génésique. Elles doivent être informées sur ces services et être libres de s’en prévaloir. C’est particulièrement vrai pour les adolescentes qui vivent dans des zones de guerre. Dans le meilleur des cas, leur santé est négligée, et dans le pire, elles sont victimes de violences sexuelles. C’est pourquoi, dans sa réponse au conflit en Syrie et en Iraq, le Canada fournit notamment une aide distincte aux victimes de violences sexuelles.

Outre le manque d’accès à des soins et à des services de santé, les femmes et les filles n’ont pas la possibilité de s’instruire et de travailler. Elles se heurtent également à des obstacles culturels et sociaux. Dans de nombreux cas, elles sont victimes de violence sexuelle et sexospécifique ainsi que de pratiques préjudiciables, comme la mutilation génitale et les mariages précoces et forcés, dont les conséquences sont lourdes et profondes.

Nous devons favoriser des stratégies qui maintiennent les filles à l’école. Plus une fille est éduquée, moins elle risque d’être l’objet d’un mariage précoce et d’avoir des grossesses indésirées et des maladies transmises sexuellement.

Un des moments forts de mon récent voyage en Jordanie a été la visite d’un centre Makani, qui offre des services d’éducation, d’acquisition de compétences et de soutien psychosocial aux Jordaniens non scolarisés ainsi qu’à de jeunes réfugiés. Il était inspirant d’être témoin de leur optimisme et de leur positivisme face à l’avenir, attribuable au fait qu’ils disposaient maintenant d’un espace et de temps pour apprendre.

En décembre dernier, je me suis rendue dans une clinique populaire de traitement du VIH au Vietnam financée par le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, l’un de nos principaux partenaires en matière de santé.

Pendant ma visite, j’ai rencontré une femme séropositive tenant dans ses bras son bébé séronégatif. Elle m’a parlé du fait que la clinique avait changé sa vie et celle de sa petite fille, grâce au traitement antirétroviral qu’elle a pu y recevoir.

C’était merveilleux de constater à quel point la mise en commun de ressources pouvait changer les vies de ces personnes, trop souvent oubliées ou laissées pour compte.

La semaine dernière, le Canada a démontré son engagement en annonçant un soutien institutionnel au budget de 2016 du Fonds des Nations Unies pour la population [FNUAP], ainsi qu’à son programme d’approvisionnement en contraceptifs. Nous avons aussi annoncé une contribution à un projet mené par le FNUAP au Honduras pour prévenir les grossesses chez les adolescentes, et à un autre de ses projets au Soudan du Sud pour former des sages-femmes et d’autres fournisseurs de soins de première ligne. Notre stratégie à l’égard de la santé des femmes doit se fonder sur une vision globale qui tient compte des faits et non sur une idéologie ou une vision à court terme. C’est la direction que nous prendrons.

En tant que membre du Groupe consultatif de haut niveau pour « chaque femme, chaque enfant » mis sur pied par le secrétaire général des Nations Unies, il me tarde de discuter avec nos partenaires de la santé des femmes et des adolescentes, y compris leurs besoins en matière de santé sexuelle et génésique. 

Nous devons faire preuve de créativité dans notre façon de faire et agir collectivement.

C’est pourquoi le Canada contribue au Mécanisme de financement mondial à l’appui de l’initiative « chaque femme, chaque enfant » — un modèle novateur qui rassemble des prêts de la Banque mondiale et des investissements du secteur privé dans le but de financer des systèmes de santé complets et des services de santé essentiels souvent sous-financés comme la nutrition ou la planification familiale. 

En comblant les lacunes en matière de santé et de droits, nous pouvons non seulement sauver des vies, mais aussi habiliter les femmes et les adolescentes à devenir des agents de changement dans leurs collectivités et dans le monde entier.

La santé génésique et la santé des mères, des nouveau-nés, des enfants et des adolescents figurent parmi les priorités du Canada. Nous collaborerons avec des partenaires clés à la mise en œuvre du Programme pour 2030 et maintiendrons le cap vers l’atteinte des Objectifs de développement durable, notamment ceux concernant la santé sexuelle et génésique des femmes et des filles ainsi que les droits s’y rattachant.

Les femmes et les filles doivent être au cœur de nos efforts, et nous devons veiller à faire entendre leurs voix. Je puis vous assurer que ces dernières sont au cœur de mes priorités à l’heure où nous procédons à l’examen de nos programmes de développement. J’écouterai avec attention vos échanges afin que vos préoccupations et vos priorités puissent inspirer l’examen de notre programme de développement à long terme.

Je vous remercie.

Contacts

Bernard Boutin
Attaché de presse
Cabinet de la ministre du Développement international et de la Francophonie
343-203-5977
bernard.boutin@international.gc.ca

Le Service des relations avec les médias
Affaires mondiales Canada
343-203-7700
media@international.gc.ca
Suivez-nous sur Twitter : @DevCanada
Aimez-nous sur Facebook : Le développement international du Canada - Affaires mondiales Canada


Recherche d'information connexe par mot-clés

L'hon. Marie-Claude Bibeau Affaires mondiales Canada Personnes Gouvernement et vie politique

Date de modification :