Discours Article provenant de  Affaires mondiales Canada

Discours de la ministre Bibeau sur la participation des filles à la mise en oeuvre du Programme pour 2030

Le 15 mars 2016 – New York, New York

Sous réserve de modifications. Ce discours a été traduit en conformité avec la Politique sur les langues officielles et révisé aux fins d’affichage et de distribution conformément à la Politique de communication du gouvernement du Canada.

Je vous remercie de participer à cette activité.

Les filles et les femmes sont de puissants agents de changement. C’est pourquoi nous devons nous assurer qu’elles disposent des outils et des moyens dont elles ont besoin pour bâtir le monde qu’elles désirent.

Cependant, il y a encore beaucoup à faire. Les femmes et les filles doivent être prises en considération sur tous les plans.

Réaliser l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes et des filles est un objectif prioritaire du Canada, autant au pays qu’à l’étranger. Nous sommes conscients que la paix et la prospérité ne sont qu’illusoires si la moitié de la population mondiale est laissée pour compte.

Même si des efforts sont déployés pour éliminer les obstacles systémiques auxquels font face les femmes et les filles, nous devons veiller à intégrer l’égalité entre les sexes à toutes les mesures que nous prenons pour atteindre les Objectifs de développement durable.

Sur le plan international, le gouvernement du Canada est déterminé à éliminer toute forme de violence et de discrimination envers les femmes et les filles pour leur permettre de jouir pleinement de leurs droits fondamentaux, y compris dans les situations de conflit et d’urgence et lors de crises humanitaires.

Nous estimons que les jeunes filles instruites d’aujourd’hui seront les femmes autonomisées de demain.

Et nous poursuivrons nos efforts en vue d’éliminer les obstacles que doivent surmonter les filles pour obtenir une éducation sécuritaire et de bonne qualité. Il est important que les jeunes femmes, à l’instar des jeunes hommes, puissent acquérir les compétences et les connaissances dont elles ont besoin pour prendre des décisions éclairées et réussir dans la vie.

Nous avons tendance à mettre l’accent sur les femmes et les filles lorsque nous parlons d’égalité entre les sexes, mais nous devons également inclure les hommes et les garçons dans la discussion afin qu’ils deviennent nos alliés.

C’est pour cette raison que je parle à mon fils adolescent de l’importance d’accorder de la valeur à l’égalité, de faire preuve de respect et de dénoncer tout acte discriminatoire dont il pourrait être témoin. Nous devons tous donner l’exemple, non seulement à nos filles, mais également à nos fils, peu importe où nous vivons.

Je suis privilégiée d’avoir la possibilité, à titre de ministre du Développement international, de contribuer à la promotion de l’égalité entre les sexes dans les travaux de mon gouvernement.

Notre gouvernement estime que les femmes et les adolescentes doivent avoir accès à toute la gamme de services en matière de santé sexuelle et génésique. Elles ont des droits en cette matière. Si elles n’ont pas accès aux services de santé sexuelle et génésique, et si les droits qui s’y rattachent sont bafoués, les femmes et les filles ne pourront jamais véritablement prendre leur destin en main. Elles ne pourront pas non plus sortir de la pauvreté.

Voilà pourquoi notre gouvernement est déterminé à soutenir l’accès à toute la gamme de services en matière de santé sexuelle et génésique dont elles ont besoin.

Récemment, nous avons démontré notre engagement en annonçant une contribution au budget de 2016 du Fonds des Nations Unies pour la population [FNUAP]. Nous avons également annoncé l’appui renouvelé du Canada à l’égard du programme d’approvisionnement en contraceptifs du FNUAP.

Nous avons aussi annoncé une contribution au projet que mène le FNUAP au Honduras pour prévenir les grossesses chez les adolescentes, ainsi qu’à son projet au Soudan du Sud pour former des sages-femmes et d’autres fournisseurs de soins de première ligne.

Et il ne s’agit là que des premières mesures concrètes d’un projet plus ambitieux du Canada de promouvoir les droits et l’autonomisation des femmes et des filles dans les pays en développement.

Le Canada joue également un rôle de chef de file pour mettre fin au mariage des enfants. Puisqu’il s’agit d’un des jalons menant à l’égalité entre les sexes et à l’autonomisation de toutes les femmes et les filles, nous devons maintenant concentrer nos efforts afin d’atteindre cet objectif.

Ici, aux Nations Unies, le Canada et la Zambie coparrainent une résolution visant à mettre fin aux mariages précoces et forcés, ce qui permettra d’inciter d’autres gouvernements à agir.

Les mariages précoces et forcés, qui privent les filles de leur avenir, s’inscrivent au cœur d’une question complexe et multidimensionnelle. Changer de telles pratiques exige la mobilisation de tous les secteurs de la société.

Si nous voulons assurer la paix, la prospérité et le développement durable, nous devons alors permettre aux femmes et aux filles de s’exprimer. Toutes nos voix doivent se faire entendre pour que le mariage des enfants devienne chose du passé.

Je ne peux qu’adhérer à votre vision d’un monde meilleur, plus égalitaire et durable, et je salue les efforts que vous faites pour nous aider à la réaliser.

Je participerai avec plaisir à la discussion.

Je vous remercie.

Contacts

Bernard Boutin
Attaché de presse
Cabinet de la ministre du Développement international et de la Francophonie
343-203-5977
bernard.boutin@international.gc.ca

Le Service des relations avec les médias
Affaires mondiales Canada
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