Déclaration Article provenant de  Service canadien du renseignement de sécurité

Allocution du directeur du SCRS à la suite de sa participation au Comité sénatorial

Ottawa, le 7 mars 2016 – Aujourd’hui, Michel Coulombe, directeur du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), a participé à la réunion du Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense pour présenter la situation sécuritaire et l’évolution de la menace terroriste qui pèse sur le Canada.

À la suite de son exposé, M. Coulombe a déclaré ce qui suit.

Ce fut un plaisir de rencontrer les membres du Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense pour discuter du contexte de la menace. Comme nous avons pu le constater à plusieurs occasions, le Canada n’est pas à l’abri de toute menace terroriste. Les attentats qui se sont déroulés en octobre 2014 au pays tout comme la mort récente de Canadiens à Jakarta et au Burkina Faso, aux mains de terroristes, nous rappellent que la menace terroriste est bien réelle.

Aujourd’hui, au Comité, il a été question des conflits à l’étranger, en particulier en Irak et en Syrie, et de la façon dont ils continuent d’influencer la menace terroriste qui plane sur le Canada. En effet, les extrémistes inspirés par les idéologies violentes de l’État islamique en Irak et au Levant et d’al-Qaïda font peser sur nous une menace d’une portée, d’une ampleur et d’une complexité sans précédent.

Le SCRS focalise toujours ses efforts sur le phénomène du terroriste « voyageur » et les personnes qui ont des liens au Canada. Comme je l’ai expliqué au Comité, le SCRS a recensé environ cent quatre-vingts personnes qui ont quitté le Canada pour participer à des activités terroristes à l’étranger. Parmi elles, près de cent se trouveraient en Turquie, en Syrie et en Irak. En outre, le SCRS a appris qu’environ soixante de ces « voyageurs » sont revenus au pays. Je tiens à signaler, comme je l’ai fait auprès du Comité, que ces chiffres changent constamment et ne donnent qu’un aperçu de l’ampleur de la menace qui pèse sur le Canada. En outre, les personnes qui n’ont jamais voyagé, mais participent à des activités liées à la menace au pays n’ont pas été prises en compte dans ces statistiques. Or, chaque extrémiste que l’on empêche ou dissuade de partir à l’étranger peut devenir une personne à surveiller de près.

Si le terrorisme demeure au centre des priorités d’enquête du SCRS, il ne faut pas oublier que les menaces pour la sécurité nationale s’alourdissent de part et d’autre. Même si l’imminence de la menace terroriste oblige le Service à y consacrer une partie importante de ses ressources, il doit continuer d’être à l’affût des autres menaces à long terme, comme l’espionnage et les cyberattaques.

Le Service doit absolument continuer de collaborer avec les ministères et les organismes fédéraux et ses partenaires à l’étranger pour atténuer les menaces à l’échelle nationale et internationale. Je vous assure que le SCRS demeurera vigilant.

C’est donc dans ce contexte que le SCRS réévalue continuellement ses opérations et les mesures de sécurité qu’il a mises en place pour faire face à une situation sécuritaire complexe et en constante évolution. Les hommes et les femmes du SCRS se sont engagés à sauvegarder les intérêts du Canada en matière de sécurité nationale et, par le fait même, à protéger ses citoyens.

Pour obtenir davantage d’informations sur le SCRS, consultez son site Web à l’adresse www.scrs.gc.ca.

 

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