Discours Article provenant de  Affaires autochtones et du Nord Canada

Discours de l'honorable Carolyn Bennett, Ministre des Affaires autochtones et du Nord : Un véritable partenariat avec les Premières Nations pour l'éducation au Forum national des directeurs de l'éducation des Premières Nations

le 23 février 2016
Delta Ottawa City Centre, (Ontario)

Priorité au discours prononcé

 

Thank you, merci, miigwetch, qujanamiik, marsee, mahsi cho.

C'est un plaisir de me retrouver ici, avec vous, sur le territoire traditionnel des Algonquins, pour assister au premier Forum national des directeurs de l'éducation des Premières Nations.

Je tiens à remercier chaleureusement l'aîné Whiteduck, le chef Kirby Whiteduck pour leur accueil sur le territoire traditionnel, de même que le chef national Perry Bellegarde et le chef Bobby Cameron, qui ont orchestré le rassemblement d'aujourd'hui.

Je regrette de ne pas pouvoir passer plus de temps avec vous; mais je crois que vous préférez me voir au Cabinet, où je peux aider à apporter de vrais changements à vos collectivités.

Avant de commencer, j'aimerais prendre un moment pour souligner la présence de nombreux enseignants dans la salle aujourd'hui.

Merci de votre dévouement et de vos efforts en vue de créer des environnements d'apprentissage qui permettent à vos élèves de s'épanouir et développer leur plein potentiel.

La fierté que vous démontrez pour vos écoles et pour le succès de vos élèves est palpable.

L'éducation est l'assise sur laquelle repose le progrès et un élément clé de la formule du changement.

Il est inspirant de voir à quel point vous, les directeurs et les enseignants, êtes passionnément engagés en tant qu'experts dans la lutte menée en faveur de changements fondamentaux, avec autant de passion et de dévouement.

J'ai été témoin de cette passion dans les nombreuses occasions que j'ai eues de visiter vos écoles.

En discutant avec les directeurs, les enseignants et les élèves, j'ai pu mieux comprendre vos aspirations et les défis auxquels vous faites face.

J'ai hâte au jour où je pourrai les visiter à nouveau et je célébrerai vos succès avec vous.

Vous concrétisez ce que le chef Sitting Bull décrivait comme le « meilleur des deux mondes », soit une identité culturelle forte, enracinée dans la tradition et la langue, jumelée aux compétences nécessaires pour affronter les défis du monde moderne.

Ce fondement d'une identité personnelle et culturelle protégée, combinée à l'excellence dans l'enseignement, est absolument essentiel pour combler les écarts dans les résultats scolaires.

Aujourd'hui, dans mon nouveau rôle de ministre des Affaires autochtones et du Nord, je m'engage clairement à établir un partenariat dans un esprit renouvelé, de manière à ce que vous puissiez établir le fondement de votre identité culturelle et de bonnes pratiques pédagogiques qui correspondent aux besoins uniques de vos écoles.

Je crois sincèrement que c'est cette forte identité culturelle, combinée à l'excellence dans l'enseignement, qui aidera à combler les écarts dans les résultats scolaires.

C'est le sujet que je voudrais aborder aujourd'hui.

Création d'une identité personnelle et culturelle protégée

Nous savons tous que les élèves arrivent en classe avec leurs propres traits de caractère et leurs caractéristiques personnelles.

C'est ce qui rend chaque élève unique et c'est ce qui nous aide à les diriger vers la réussite.

Le besoin d'appartenance et la prise de conscience de sa place dans le groupe sont des éléments primordiaux dans un environnement d'apprentissage.

La création de cette identité culturelle – en la nourrissant et en la mettant en valeur – est l'une des pièces maîtresses pour atteindre l'estime de soi, la résilience et un sentiment de contrôle de notre vie.

L'école devrait être un endroit sécuritaire, qui nourrit la santé physique, mentale, émotionnelle et spirituelle de chaque enfant.

Pendant mes deux années comme ministre d'État de la Santé publique, nous avons développé l'arbre de Canadiens en santé, et bien que l'analogie de l'arbre a été élaborée dans le contexte de la santé publique, elle peut aussi s'appliquer à la communauté de l'éducation.

En fait, c'est une représentation visuelle de l'importance de la compréhension, ce que Sir Michael Marmot appelle les « causes » et les « causes des causes ».

Voilà ce que sont les « causes des causes » : des déterminants sociaux qui forment les racines de l'arbre qui soutiennent tout le reste.

La solidarité sociale dans les collectivités.

L'absence de violence, de sévices et de négligence.

Les relations d'entraide.

L'accès aux soins de santé, aux loisirs et au logement.

Et de l'éducation, la littératie, la musique et les arts.

Les causes directes sont les choix que font les gens, les risques qui modifient une situation, représentés par le tronc, et les branches saines sont les résultats.

Le Dr Bill Mussell, de la Native Mental Health Association,  m'a aussi aidé à faire pousser mon arbre.

Il m'a dit que mon arbre avait besoin d'un « sol » et que les choix éclairés qui font pousser l'arbre peuvent uniquement provenir d'une identité culturelle et personnelle qui y est enracinée.

L'estime de soi, le contrôle de sa vie et l'appartenance à une culture sont les éléments qui mènent à la résilience.

Et la résilience se traduit par une bonne santé, une bonne éducation et des résultats positifs pour les finances.

Nous connaissons les défis qui peuvent rendre ces choix difficiles, comme la pauvreté, la violence conjugale, l'environnement et les logements de piètre qualité.

Cependant, même devant les défis que vos enfants doivent relever, il ne faut qu'un professeur, qu'un entraîneur de hockey, qu'un directeur qui croit en vous, et qui vous permet de commencer à faire des choix sains et d'en récolter les fruits sur le plan de la santé, de l'éducation et de la prospérité.

Je connais l'importance que tout ceci représente pour vous.

Une déclaration de l'APN m'a particulièrement inspirée : si l'éducation des enfants « reflète les valeurs et les croyances des Premières Nations, elle redonnera la place légitime à nos enfants, et ce faisant, rétablira le pouvoir et l'autonomie de nos communautés ».

Par conséquent, je suis ravie que les efforts déployés pour encourager, renforcer et promouvoir l'identité culturelle dans les collectivités d'un bout à l'autre du pays aient commencé à porter leurs fruits.

Je pense notamment aux écoles d'immersion qui enseignent les langues des Premières Nations,

Ici en Ontario, il y a beaucoup de programmes d'enseignement du mohawk, dont le but n'est pas seulement d'enseigner la langue, mais de créer des locuteurs.

Mentionnons par exemple « Walking with our Sisters ».

Lorsque je me trouvais à La Loche, j'ai appris que, malgré les défis auxquels fait face cette collectivité du Nord, les Dénés de Clearwater River ont pris l'initiative de mettre sur pied une école d'immersion dénée de la maternelle à la 12e année.  

J'ai aussi été ravie d'apprendre que la toute première école d'immersion en mi'kmaq qui a ouvert ses portes à Eskasoni à l'automne. Cet établissement autonome est doté d'enseignants qui parlent couramment le mi'kmaq.

Il est incroyable de voir à quel point la technologie contribue à transformer les salles de classe.

Je me réjouis de la création d'applications d'apprentissage des langues des Premières Nations, comme celles du First People's Cultural Council, qui contribuent à rapprocher l'ancien et le nouveau monde.

Lors d'une séance en petit groupe de la Commission de vérité et de réconciliation à Toronto avec Cynthia Wesley-Esquimaux et Échanges Racines canadiennes, deux jeunes étudiants ont fait une démonstration de leurs applications en langue autochtone – une en crie et une autre en ojibwé.

La technologie nous permet de créer des documents numériques et de préserver les voix, les langues et les dialectes afin qu'ils ne se perdent pas au fil du temps.

La technologie ne rend pas seulement l'apprentissage des langues plus accessible, elle le facilite et le revitalise.

Bon nombre d'entre vous ont travaillé tellement fort pour obtenir ce succès.

Et nous travaillerons avec vous pour promouvoir et renforcer la revitalisation des langues des Premières Nations.

Il nous fait plaisir d'appuyer des programmes qui développent des programmes d'éducation adaptés à la culture et des activités fondées sur des données probantes qui fonctionnent pour vos élèves.

Naturellement, le but de telles initiatives est non seulement de faire revivre des compétences, des langues et un patrimoine culturels traditionnels, mais aussi d'améliorer et de favoriser leur compréhension.

À cette fin, je m'associerai à la ministre du Patrimoine qui, comme vous le savez, s'est vu confier le mandat de « travailler en collaboration avec la ministre des Affaires autochtones et du Nord afin de fournir de nouveaux fonds aux Premières Nations pour promouvoir, préserver et protéger leurs langues et leurs cultures ».

Je veux que vous sachiez que, tout cela, nous l'avons bien compris – nous pensons comme vous que la langue et la culture auront une importance capitale pour que les jeunes garçons et filles autochtones soient fiers de leur identité, et que cela est essentiel à leur réussite.

J'aimerais savoir ce que vous attendez du gouvernement pour vous faciliter la tâche.

Mon travail consiste à faire en sorte que le gouvernement ne vous gêne pas dans vos efforts, mais au contraire, vous apporte le soutien dont vous avez besoin pour en faire encore plus à titre d'éducateurs.

Bien sûr, nous unirons nos efforts à cette fin.

Un enseignement de qualité

En plus du fondement de l'identité culturelle, vous savez mieux que moi qu'un enseignement de qualité est essentiel à la réussite scolaire.

Les enseignants habilitent les élèves en passant plus de temps à les encadrer et à promouvoir leur identité, au lieu de simplement les gérer.

Nous devons donner à vos enseignants les moyens nécessaires pour y parvenir avec des méthodes d'enseignement efficaces, et peut-être inspirer les élèves à devenir eux-mêmes enseignants.

Avant son décès, Andy Scott m'a fait comprendre toute l'importance des enseignants de 3e et de 4e année.

En effet, c'est une période de transition entre « apprendre à lire » et « lire pour apprendre ». C'est aussi une période où les attentes vis-à-vis des élèves sont plus élevées, justement parce qu'ils savent lire.

En outre, c'est un moment où les enseignants jouent un rôle crucial en aidant les élèves à combler leurs lacunes et à réussir franchir cette transition essentielle.

Comme l'a expliqué avec justesse l'ancien Premier ministre Paul Martin, lorsqu'un élève décroche en 10e année, c'est souvent parce qu'il a déjà abandonné en  4e,  5e ou 6e année, puis qu'il n'a pas osé admettre qu'il ne savait pas lire pendant les quelques années suivantes.

Les enseignants parlent depuis longtemps de l'importance de la littératie familiale et de la transmission de récits entre les générations.

Si les parents sont capables de lire avec leurs enfants, ils seront en mesure de les aider à apprendre et de comprendre les besoins particuliers.

« Autochtogogie »

Et je partage votre compréhension de la pédagogie autochtone – ou « autochtogogie », mon nouveau mot favori inventé par, je crois, le grand chef Gordon Peters – qui permet aux enseignants de tenir compte de la dimension culturelle.

La prise en compte de la dimension culturelle dans la pédagogie est vraiment primordiale.

Les modes de connaissance, la langue et la culture des Premières Nations ne sont pas facultatifs, ils sont inhérents à la réussite scolaire des jeunes élèves autochtones.

L'expression de l'intellect, des émotions et de l'esprit au moyen de l'art, de la musique, de la culture et des sports n'est pas une considération secondaire.

Les enseignements des Premiers peuples ont été pour moi une immense source d'inspiration.

Apprendre en observant et en agissant.

Apprendre par des expériences authentiques et un enseignement personnalisé.

Apprendre en prenant plaisir, pas en mémorisant des livres.

La programmation sur la terre, qui permet aux gens d'établir un lien avec leur culture et leurs valeurs et qui est enracinée dans le profond respect et l'appréciation de la terre.

Je disais toujours que, ce que je sais, je l'ai appris pendant mes camps d'été et pas sur un tableau noir.

Mes connaissances en physique, je les ai acquises lorsque le vent soufflait trop fort pour que nous puissions sortir en canot, ce qui étant beaucoup plus simple que des flèches pour expliquer la direction du vent.

Mère Nature est un excellent professeur.

Certains de mes meilleurs enseignants avaient compris que, pour être efficace, l'enseignement doit surtout être divertissant.

Lorsque le juge Sinclair projetait une diapositive où l'on voyait des enfants assis devant des pupitres bien alignés qui regardaient un tableau noir, je me suis toujours demandé : qui a décidé qu'il s'agit là d'une bonne idée?

Ce n'est pas un reflet du mode d'apprentissage autochtone.

Nous voulons que vous le fassiez à votre manière.

J'espère que vous comprendrez que nous sommes votre allié, au moment où vous élaborez vos programmes d'étude et que vous adaptez les établissements à votre milieu.

Lorsque j'étais à Vancouver pour les prix Indspire, j'ai été ravie de rencontrer le chef Jim Ochiese de la Première Nation ojibwée de la région des contreforts en Alberta, qui est également instructeur au Collège tribal Yellowhead.

Le chef Ochiese offre une formation des maîtres sur les valeurs associées au territoire  aux enseignants des écoles d'Ochiese et de Sunchild, et je lui souhaite bon succès avec son projet d'élargir cette formation.

Nous savons que le succès dans certains endroits est attribuable à l'accent fructueux mis sur la langue et la culture et que chaque personne apprend différemment.

À ma grande satisfaction, nous disposons désormais de nombreux éléments qui montrent qu'en combinant un enseignement d'excellente qualité avec un programme lié au territoire, on arrive à changer du tout au tout la vie de délinquants ou de personnes ayant des problèmes de dépendance.

Partout au pays, des éducateurs demandent : mais pourquoi faut-il attendre que les enfants soient en difficulté pour leur offrir la chance d'apprendre en compagnie d'excellents enseignants dans la salle de classe de Mère Nature?...

Mon rôle – Établir un véritable partenariat

Mon allocution d'aujourd'hui vise à souligner que nous avons compris.

Nous comprenons que la langue et l'identité culturelle seront extrêmement importantes

Mon rôle consiste à emprunter la voie de la réconciliation de façon honorable, et à créer un véritable partenariat en éducation des Premières Nations.

Certains aspects de mon rôle consistent à habiliter et à célébrer les réussites.

D'abord, à habiliter – trouver tous les leviers nécessaires pour vous aider à faire ce qui est le mieux pour l'éducation dans vos communautés...

... Aider à développer et à communiquer l'information, à renforcer les capacités afin de les transformer en solutions qui fonctionnent pour vous.

... Pour s'assurer que le financement est disponible pour que vous continuiez à créer les fondations de votre identité culturelle et pour la qualité de l'enseignement.

Il n'y a pas de formule universelle lorsqu'il s'agit de l'éducation.

Nous devons nous assurer de vous soutenir dans la création d'un système d'éducation qui vous apportera du succès.

Deuxièmement, mon rôle consiste à célébrer les réussites découlant des efforts exceptionnels que produisent vos collectivités partout au pays, et à favoriser des partenariats solides et la réussite des élèves, auprès des ministères, des gouvernements et des secteurs en cause.

Cette vision ne consiste pas uniquement à veiller à ce que vos élèves réduisent l'écart dans les résultats scolaires, mais qu'ils deviennent des leaders et des enseignants dynamiques – des leaders qui inspireront tous les Canadiens et les motiveront à relever les défis des 150 prochaines années de notre pays.

Annonce de nouvelles écoles

Comme communauté éducative, vous êtes les spécialistes de la conception de votre école.

Vous êtes également les spécialistes dans la façon dont ces écoles devraient être construites, rénovées et organisées pour répondre aux besoins des élèves.

Le gouvernement fédéral veut soutenir des initiatives menées par les Premières nations pour vous aider à accomplir ces objectifs.

Nous recherchons comme vous à améliorer l'infrastructure de l'éducation dans les collectivités des Premières Nations.

C'est pourquoi, aujourd'hui, je suis heureuse d'annoncer l'appui de neuf projets d'infrastructure novateurs qui déboucheront sur de nouveaux établissements scolaires – dans plus de 20 collectivités des Premières Nations partout au pays.

Ces neuf projets dirigés par les Premières Nations seront appuyés par le volet du Fonds d'innovation dans le cadre du Fonds pour l'infrastructure éducationnelle d'AANC.

Ce volet fournira un soutien aux approches innovatrices à la construction des écoles, comme le regroupement des projets et des contrats, l'emploi de constructions modulaires et préfabriquées, et l'utilisation de sources alternatives de financement.

Les neuf bénéficiaires sont :

  • Première Nation de Squiala;
  • Première Nation de Old Masset;
  • Première Nation de Westbank;
  • Première Nation d'Adams Lake;
  • Tribue des Blood/Kainai;
  • Conseil tribal de Meadow Lake;
  • Première Nation de Fisher River;
  • Southeast Resource Development Council Corp; et
  • Innu Takuaikan Uashat mak Mani-Utenam.

J'ai hâte de travailler avec ces Premières Nations et avec les autres groupes à la concrétisation de ces projets novateurs.

Conclusions – Un véritable partenariat

Nous avons beaucoup de travail à faire ensemble.

C'est l'heure d'un véritable partenariat.

En allant de l'avant, le gouvernement mettra fin aux solutions descendantes, et favorisera le contrôle des Premières Nations sur l'éducation des Premières Nations.

Nous irons de l'avant ensemble avec le travail de réconciliation essentiel qui est exposé dans les appels à l'action de la Commission de vérité et de réconciliation.

Et ce n'est pas par hasard que le premier ministre a assumé le portefeuille de la jeunesse, et qu'il a cité les relations avec les peuples autochtones du Canada dans la lettre définissant le mandat de chaque ministre.

Nous croyons que l'éducation est essentielle à la réconciliation.  

Comme le juge Sinclair l'a dit de nombreuses fois : « l'éducation, ou ce qui en tient lieu, a créé cette situation, et c'est seulement l'éducation qui va nous en sortir. »

L'éducation est la clé pour ouvrir des portes et atteindre la réussite.

Mais elle est également la clé pour éliminer les stéréotypes, et les malentendus qui freinent le développement de notre pays.

Il y a un mot Ojibwé que plusieurs d'entre vous connaissent : Giniigaaniimenaaning.

C'est un mot qui signifie « regard vers l'avenir », avec une signification plus profonde de se tourner vers les générations futures.

C'est le titre du magnifique vitrail de l'artiste métisse Christi Belcourt, à l'Édifice du Centre de la Chambre des communes sur la Colline parlementaire.

L'œuvre commémore les séquelles des survivants des pensionnats indiens et leurs familles.

Le vitrail se trouve tout juste au-dessus de l'entrée réservée aux députés, dans l'enceinte de la Chambre des communes.

Pour que toutes les personnes qui y pénètrent n'oublient jamais ce qui s'est produit.

Il raconte une histoire, du coin inférieur gauche au coin inférieur droit, sur le fait qu'il faut se tourner vers l'avenir avec espoir, force et résilience.

Sur le panneau mitoyen de droite, il est écrit « Je t'aime mon enfant » en cri, en inuktitut, en anishnaabemowin et en mi'kmaq.

Le grand-père de l'enfant chante une chanson traditionnelle représentant le retour en force des chansons, des danses, des cérémonies et des langues.

Nous sommes tous tournés vers cet avenir meilleur, un avenir où la pédagogie autochtone pourra prendre son envol, hors des salles de classe trop formelles datant d'une autre époque.

Merci, Thank you, Miigwetch, Qujanamiik, Marsee, Mahsi Cho.


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