Discours Article provenant de  Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada

Notes d'allocution de l'honorable John McCallum, C.P., député et ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté du Canada lors d'une annonce sur le plan du Canada visant à réinstaller 25 000 réfugiés syriens

Ottawa, Ontario
Le 24 novembre 2015

Tel que prononcé

Merci, Jane (Philpott). Mesdames et Messieurs, bonjour. En ce jour heureux et important pour le Canada, nous annonçons un plan détaillé visant à tirer 25 000 réfugiés syriens de circonstances des plus extrêmes et à les amener au Canada, où nous les accueillerons certainement avec le sourire. Non seulement cela, mais nous les équiperons aussi, eux et leur famille, pour commencer leur nouvelle vie ici au Canada.

À court terme, il s’agit d’un geste humanitaire extraordinaire de la part de tous les Canadiens, mais dans peu de temps, tout comme les réfugiés du Vietnam et d’ailleurs, ces nouveaux arrivants et amis trouveront un emploi et contribueront grandement à notre pays. Alors, oui, à court terme ce geste a un coût, mais à long terme il se transformera en gain important pour le Canada.

Actuellement, certains d’entre vous se demandent peut-être pourquoi nous avons retardé l’arrivée de ces réfugiés, comme l’a expliqué ma collègue Jane Philpott. J’ai répété maintes et maintes fois que, oui, nous voulons les amener rapidement, mais nous voulons le faire correctement. Et j’ai entendu des Canadiens de tout le pays dire, oui, vous devez le faire correctement, et s’il est nécessaire de prendre un peu plus de temps pour bien le faire, alors prenez-le, ce temps.

Et c’est exactement ce que nous faisons, parce que lorsque nous accueillerons nos nouveaux arrivants et amis avec le sourire, ce sourire en lui-même ne sera pas suffisant. Nous voulons qu’ils aient un toit. Nous voulons qu’ils profitent de mesures de soutien adéquates en formation linguistique et pour tout ce dont ils auront besoin pour commencer leur vie ici au Canada.

Et nous avons besoin d’un peu de temps pour mettre toutes ces mesures en place. Les opérations se bousculent en ce moment. Nous sommes donc heureux de prendre un peu plus de temps, parce nous pourrons mieux nous préparer à leur trouver des endroits où vivre, mieux nous préparer à les transférer presque immédiatement à des endroits où ils pourront vivre à long terme. Voilà donc les raisons pour lesquelles nous avons choisi de prendre un peu plus de temps que prévu pour amener nos nouveaux amis au pays.

Et, lorsque je dis que nous devons être prêts, je ne veux pas dire que les Canadiens ne le sont pas. Parce que j’ai tendu la main à tous mes homologues des provinces et des territoires, ministres de l’Immigration, et plus de 30 maires, et chacun d’eux s’est montré très favorable. D’ailleurs, lorsque j’additionne tous les chiffres proposés par les différentes provinces, ces dernières se sont engagées au-delà des attentes et le total dépasse 25 000. Ces chiffres ne signifient donc pas qu’ils sont tous ici, mais c’est un très, très bon début. Et, en fait, il ne s’agit pas seulement de fonctionnaires. Ce sont aussi tous les Canadiens d’un océan à l’autre qui tiennent à se montrer généreux.

Je dirais donc que ce n’est pas un projet fédéral. Ce n’est même pas un projet gouvernemental. C’est un projet national auquel participeront tous les Canadiens.

Permettez-moi maintenant de vous renseigner un peu plus sur les opérations auxquelles participe mon propre ministère. J’ai déjà abordé l’aspect national. À l’échelle internationale, nous collaborerons évidemment avec les gouvernements du Liban, de la Jordanie et de la Turquie. Nous sommes extrêmement reconnaissants à l’égard de ces pays pour tout ce qu’ils ont fait en accueillant des réfugiés syriens – des millions d’entre eux. Et nous sommes profondément conscients des pressions que ces gouvernements subissent en raison de la crise en cours. Nous sommes impatients de collaborer avec eux à l’accélération du processus visant à amener les réfugiés au Canada. Leur coopération et leur soutien seront essentiels, particulièrement en ce qui a trait à l’obtention de permis de sortie pour que les réfugiés puissent quitter leur pays.

Nous travaillerons aussi étroitement avec le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés afin d’identifier les réfugiés syriens inscrits pouvant être rapidement réinstallés.

Et, juste pour ouvrir une petite parenthèse, j’ai été très heureux d’entendre le Haut‑Commissaire dire hier à la télévision que s’il y avait un pays dans le monde qu’il croyait capable de réinstaller ces réfugiés, c’était le Canada. Maintenant, il ne nous reste plus qu’à lui donner raison.

Je crois ainsi avoir fait le tour de ce grand projet pour ma part, et j’aimerais passer le flambeau à mon collègue, Harjit Sajjan, ministre de la Défense.


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