Discours Article provenant de  Environnement et Changement climatique Canada

Notes d'allocution de l'honorable Catherine McKenna, ministre de l'Environnement et du Changement climatique, sur la tarification du carbone

Le 2 octobre 2016 – Ottawa (Ontario) – Environnement et Changement climatique Canada

Monsieur le Président,

J’ai le privilège aujourd’hui de prendre la parole devant les honorables députés et, en fait, tous les Canadiens, pour souligner l’importance de la ratification de l’Accord de Paris.

Le monde se trouve à un tournant majeur de son histoire; nous sentons déjà les effets des changements climatiques.

Nous savons que 2015 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée et qu’avant cela, 2014 avait battu tous les records.

Les scientifiques nous disent maintenant que 2016 est en voie de dépasser ce record.

Nous observons et sentons déjà les effets du réchauffement. Les océans se réchauffent, de nombreuses espèces disparaissent, les feux de forêt durent plus longtemps et brûlent plus ardemment que jamais.

La liste s’allonge.

Mais ce grand défi de notre époque nous ouvre aussi de grandes possibilités.

À Paris, à la suite de discussions intenses et approfondies, le monde a enfin décidé d’agir.

À la fin de cette rencontre historique, près de 200 pays ont convenu que les générations futures méritent mieux.

Monsieur le Président, la rencontre de Paris a eu un dénouement extrêmement positif.

Et nous pouvons être fiers du rôle majeur qu’a joué le Canada dans ce dénouement.

Notre délégation comprenait des premiers ministres provinciaux et territoriaux, ainsi que des maires et des dirigeants autochtones d’un bout à l’autre du pays, qui ont travaillé avec passion pour atteindre un consensus.

À Paris, nous avons compris qu’en agissant dès maintenant pour réduire la pollution par le carbone, non seulement nous réussirons à contrer les effets les plus graves des changements climatiques, mais nous favoriserons l’innovation et stimulerons la croissance de toute l’économie.

C’est pourquoi nous affirmons que ce grand défi de notre époque nous ouvre de grandes possibilités.

Les Canadiens nous demandent maintenant de respecter les engagements que nous avons pris à Paris.

Cet été, nos députés ont assisté à des séances de discussion ouverte partout au pays, de la Nouvelle‑Écosse à la Colombie-Britannique, et je peux vous dire que les Canadiens souhaitent que leur pays agisse comme chef de file dans ce dossier.

Des milliers d’entre eux ont pris le temps de participer aux consultations que nous avons tenues en ligne et aux séances de discussion ouverte organisées dans leur collectivité.

Nous avons entendu des Canadiens de tout âge, des entreprises et des organisations syndicales, des scientifiques, des environnementalistes et des Autochtones.

Les Canadiens reconnaissent que les générations futures méritent des villes saines, des possibilités économiques diversifiées ainsi que des rivières et des lacs non pollués.

C’est en fin de compte ce que nous leur laisserons en héritage.

Aujourd’hui, en ratifiant l’Accord de Paris, le Canada deviendra un chef de file en cette nouvelle ère.

Notre parcours ne sera pas toujours facile, car nous avons beaucoup de travail à accomplir.

Nous savons que les années d’inaction et d’indifférence ici, au Canada, et dans reste du monde, ont miné notre capacité commune à protéger notre planète et notre avenir.

Nous nous devons maintenant de trouver des solutions pour remédier à cette situation.

Nous devons mettre fin à la pratique des gouvernements fédéraux de fixer des cibles sans doter ces cibles de plans.

Après des années d’indifférence, nous allons maintenant accomplir le travail.

Pendant la campagne électorale l’année dernière, notre parti a présenté un plan global de lutte contre les changements climatiques, et les Canadiens ont voté massivement pour ce plan. Nous avons promis :

  • d’investir dans des systèmes de transport écologique;
  • de moderniser nos infrastructures de manière afin qu’elles puissent répondre aux exigences du 21e siècle;
  • d’investir dans les énergies renouvelables.

Puis, dans notre tout premier budget, nous avons confirmé nos engagements.

  • Nous avons alloué plus de 60 millions de dollars au transport écologique.
  • Nous avons accordé 2 milliards de dollars aux collectivités pour qu’elles améliorent leurs infrastructures de traitement de l’eau et qu’elles accroissent l’efficacité énergétique des bâtiments.
  • Nous avons consacré plus de 1 milliard de dollars pour appuyer des projets de technologies propres.

Les Canadiens voulaient du changement, c’est ce que nous leur offrons.

Monsieur le Président, toutes ces mesures font partie de notre engagement à appuyer les emplois des Canadiens de la classe moyenne, et elles sont appuyées par nos investissements de 120 milliards de dollars dans les infrastructures, sur une période de dix ans.

Nous créerons de nouveaux emplois dans l’industrie du bâtiment en intégrant la science du climat à notre code modèle national de la construction.

Investir dans les infrastructures qui appuient les carburants de remplacement pour les transports, comme les bornes de recharge pour les véhicules électriques et les postes de ravitaillement pour les voitures à hydrogène ou au gaz naturel.

Ces investissements nous aideront à remettre à neuf et à remplacer l’inventaire de transport vieillissant qui produit des émissions de carbone, et à créer plus d’emplois bien rémunérés.

Au cours de son histoire, notre pays a fait des investissements, comme le chemin de fer national et la route transcanadienne, qui visaient à améliorer la qualité de vie et les débouchés pour ceux et celles qui vivent aujourd’hui.

Monsieur le Président, nous sommes aujourd’hui dans les mêmes souliers que ceux qui ont eu à prendre des décisions difficiles dans le passé, et aujourd’hui, nous faisons un pas dans la bonne direction, pour offrir un legs semblable aux générations futures.

Les Canadiens ne demandent ni plus ni moins qu’un système de transport en commun efficace et efficient, qui désengorgera nos villes et réduira la pollution.

Il est vrai, Monsieur le Président, que ces changements ne seront pas impressionnants, mais je vous assure qu’ils sont nécessaires.

Nous devons continuer de travailler avec les gouvernements à tous les niveaux afin de mettre sur pied un plan d’infrastructure qui contribuera à bâtir des collectivités durables, appuiera la création d’une économie propre et répondra aux besoins véritables des Canadiens.

Et notre autre engagement électoral, Monsieur le Président, celui de fixer un prix sur la pollution par le carbone dans tout le pays, est lié à nos plans d’investissement et d’infrastructure.

Il y a bien sûr des personnes cyniques qui croient que nous ne devrions pas tenter ces mesures.

Elles disent que si nous luttons contre les changements climatiques, notre économie en souffrira.

Monsieur le Président, ces personnes ont tout à fait tort.

En vérité, notre économie souffre parce que nous ne prenons pas les mesures nécessaires pour lutter contre les changements climatiques.

J’ai parlé plus tôt des feux de forêt qui ravagent notre pays chaque été, attisés par les changements climatiques.

En mai dernier, des flammes rouge et orange ont englouti la ville de Fort McMurray, en Alberta.

En mai dernier, près de 2 400 résidences ont été détruites par le feu, et des milliers de personnes ont tout perdu et se sont retrouvées à la rue.

Non seulement les évacuations des résidents touchés par ces incendies se sont avérées les plus importantes de l’histoire de l’Alberta, le Canada a également connu la catastrophe la plus coûteuse de son histoire.

Le Bureau d’assurance du Canada a estimé que les dommages causés par ces incendies pourraient atteindre 3,5 milliards de dollars.

Les experts et les compagnies d’assurance conviennent que les dommages causés par la fréquence accrue des catastrophes naturelles auront de lourdes conséquences économiques.

Ces constats nous donnent certainement une excellente raison d’agir, mais il n’y a pas lieu de tomber dans le désespoir.

En fixant un prix sur la pollution par le carbone, nous pouvons prendre une approche proactive plutôt que réactive face aux réalités des changements climatiques.

Contrairement à ce que les cyniques continuent de dire, c’est bien le monde des affaires qui nous demande de fixer un prix sur le carbone.

Cette année seulement, plus de vingt entreprises canadiennes, dont Barrick Gold, TELUS et Suncor, ont formé une coalition pour le leadership en matière de tarification du carbone qui appuie celle-ci.

Le PDG de Suncor, Steve Williams, a déclaré : « Nous croyons que des changements climatiques ont lieu et qu’une tarification du carbone à grande échelle est la solution souhaitable. »

Cenovus Energy Inc. a publié une déclaration selon laquelle fixer un prix sur le carbone est l’un des moyens les plus justes et les plus efficaces de stimuler l’innovation en vue de réduire les émissions liées aux hydrocarbures.

Ces entreprises comprennent que, lorsque nous faisons pression sur l’industrie, et que nous appliquons des mesures incitatives, nous libérons le potentiel de marché pour que nos inventeurs, nos ingénieurs et nos entrepreneurs innovent et créent des solutions.

Ces entreprises comprennent que le monde progresse vers une économie faible en carbone et que ce sera la pression du marché qui favorisera l’innovation canadienne et qui nous permettra de rester compétitifs au 21e siècle.

Nous continuerons d’utiliser les anciennes formes d’énergie, mais nous devons tirer parti des énormes possibilités qui se présentent.

En 2015, un changement marquant s’est produit dans le monde.

Près du tiers d’un billion de dollars ont été investis à l’échelle mondiale dans l’énergie renouvelable, presque le double du montant investi dans les combustibles fossiles.

Mark Carney, le gouverneur de la Banque d’Angleterre, a récemment déclaré que les investissements dans les énergies renouvelables représentent un futur marché de plusieurs billions de dollars.

Comme il l’a rappelé dans un autre discours à Berlin :

« Plus nous investissons avec prévoyance, moins nous aurons de regrets avec le recul. »

Il est temps de montrer aux investisseurs que le Canada prendra une part active dans une économie faible en carbone.

John Kerry, le secrétaire d’État américain, qui représente la plus grande économie du monde, a dit que le futur marché mondial de l’énergie est en voie de devenir le plus vaste marché que le monde a jamais connu.

Monsieur le Président, le temps n’est pas au cynisme.

L’analyse ne laisse aucun doute.

Le Canada doit prendre les devants et, Monsieur le Président, c’est ce que nous faisons.

Aujourd’hui, de nouvelles possibilités s’ouvrent aux Canadiens.

Le Canada jouit d’abondantes ressources.

Nos ancêtres chassaient et pêchaient dans nos forêts.

Le charbon et le pétrole ont permis de lancer nos navires sur les océans et de propulser nos trains du Bouclier canadien jusqu’à l’océan Pacifique.

Tout cela se poursuit aujourd’hui, mais en évoluant.

Les sources d’énergie éolienne, solaire et géothermique sont abondantes et passent maintenant par notre réseau électrique.

Nos bâtiments sont de plus en plus efficaces et nos transports plus propres.

Aujourd’hui, nous faisons des études et de la recherche sur les énergies renouvelables dans tout le pays.

Cet été, un article de l’Edmonton Journal a révélé que les étudiants de l’Alberta se bousculent pour suivre des cours en installation de panneaux solaires à la Northern Alberta Institute of Technology.

D’autres cours ont du mal à répondre à la demande.

Bon nombre de ceux qui sont intéressés sont des électriciens qui pensent que les énergies renouvelables sont une progression naturelle dans leur métier.

Les outils et les connaissances qu’ils utilisent dans leur secteur sont facilement transférables dans le secteur des énergies renouvelables.

Comme l’un des enseignants l’expliquait dans l’article, les étudiants savent que c’est l’avenir et ils sont enthousiastes.

Depuis 2000, la quantité d’électricité produite dans le monde par l’énergie solaire a doublé sept fois. L’énergie éolienne a doublé quatre fois au cours de la même période.

Ici, au Canada, l’Alberta s’est engagée à produire 30 % de son électricité à partir d’énergies renouvelables d’ici 2030.

En Saskatchewan, l’entreprise de services publics de la province, SaskPower, a établi une cible de 50 % de son énergie produite par des sources renouvelables d’ici 2030.

Nos océans sont également une source d’énergie renouvelable.

En Nouvelle-Écosse, le Fundy Ocean Research Centre for Energy mène les efforts du Canada dans un centre d’essai de la technologie marémotrice.

Les dernières recherches montrent que le bassin des Mines, en Nouvelle-Écosse, représente à lui seul un potentiel de plus de 7 000 mégawatts, et que le potentiel dans la baie de Fundy est de 50 000 mégawatts.

La mise en œuvre de ces technologies, la recherche et le savoir-faire pour les créer exigeront des emplois qualifiés et bien rémunérés.

Nous avons investi dans l’avenir pour moderniser les infrastructures et mettre en place des technologies propres, mais pour atteindre nos objectifs, nous devons aussi fixer un prix sur la pollution par le carbone.

Monsieur le Président, je me permets de rappeler que près de 40 pays fixent un prix sur le carbone.

Au cours des deux dernières années, alors que les émissions de sont demeurées stables, l’économie mondiale a continué de croître.

Nous avons noté une tendance semblable au Canada.

Les recherches démontrent que la tarification du carbone fonctionne en Colombie‑Britannique, les émissions de CO2 ont diminué, et la province a tout de même connu l’une des meilleures croissances économiques du Canada.

Le plan de notre gouvernement est équitable : toutes les administrations du Canada doivent tarifier la pollution par le carbone d’ici la fin de 2018, et le prix du carbone sera ajusté à la norme nationale.

Pour nous assurer que le plan nous permettra de réaliser nos objectifs, nous le réexaminerons dans cinq ans, en 2022.

Il est aussi parfaitement clair que les deux possibilités, la redevance sur le carbone et le système de plafonnement et d’échange, sont tout aussi équitables et adaptables.

Les provinces qui ne se sont dotées d’aucun système sont libres de choisir celui qui leur convient le mieux.

Soulignons que huit Canadiens sur dix vivent dans une province où la pollution causée par le carbone est déjà tarifée.

Les provinces et les territoires ont été les premiers à lutter contre les changements climatiques.

La Colombie-Britannique, l’Alberta, l’Ontario et le Québec ont entendu les appels des entreprises et des scientifiques, et ils ont tous mis en œuvre des mesures de tarification du carbone.

La Colombie-Britannique et l’Alberta ont instauré un système de redevances sur le carbone; elles redonnent aux citoyens les recettes recueillies en leur accordant des réductions d’impôt, ou elles affectent ces sommes à des projets d’infrastructures écoénergétiques et de technologies propres.

Le Québec et l’Ontario ont instauré un système d’échange; les émissions sont plafonnées, et les acteurs de l’industrie doivent acheter ou vendre des crédits lorsqu’ils veulent émettre du carbone.

Le Québec a lié son système de plafonnement et d’échange à celui de la Californie pour créer un système continental de coopération dynamique.

L’Ontario se joindra à ce partenariat au début de l’année prochaine.

Au bout du compte, les deux systèmes permettent de réduire la pollution au carbone.

Il est important de préciser que les provinces continueront de contrôler les recettes tirées de ces systèmes, et qu’elles seront libres de les utiliser à leur gré.

Cette décision leur revient.

Nous ne parviendrons pas à nos fins sans le soutien de nos partenaires provinciaux et territoriaux. Ils font partie intégrante de ce processus et ils ont été des collaborateurs indispensables dans le passé.

Hier, à Montréal, j’ai eu l’honneur de m’entretenir avec mes homologues provinciaux pour discuter de la voie à suivre.

Les réunions ont été très productives, et je peux vous dire avec assurance que nous travaillerons ensemble afin d’élaborer une entente qui devrait être terminée en décembre, lorsque le premier ministre rencontrera ses homologues provinciaux et territoriaux à Ottawa.

En fait, les premiers ministres avaient déjà établi une excellente relation de travail à la suite des discussions de mars dernier à Vancouver.

Dans des salles surplombant la chaîne Côtière, les premiers ministres ont convenu que la transition vers une économie durable à faibles émissions de carbone est nécessaire pour assurer la prospérité collective au Canada.

À Vancouver, les premiers ministres ont convenu qu’en prenant des mesures pour lutter contre les changements climatiques, nous pouvons assurer la santé et la sécurité des prochaines générations de Canadiens.

Pour mettre les choses en branle, les premiers ministres ont établi des groupes de travail, dont un est chargé de trouver des options de mécanismes de tarification du carbone, pour aider à atteindre les cibles de réduction des émissions fixées par le Canada.

Hier, nous avons examiné un grand nombre de ces options et, dans les jours et les semaines à venir, nous rendrons publics les rapports sur ces options.

Monsieur le Président, je souhaite informer les Canadiens que nous aurons bientôt une autre occasion d’entreprendre des avancées majeures dans la lutte contre les changements climatiques.

Il s’agit d’une occasion exceptionnelle, et elle n’a rien à voir avec le carbone.

Comme vous êtes nombreux à le savoir, le dioxyde de carbone n’est pas la seule cause des changements climatiques.

Il y a d’autres gaz, les hydrocarbures fluorés, qui contribuent aux changements climatiques plusieurs milliers de fois de plus que le dioxyde de carbone.

Aujourd’hui, ces polluants sont relâchés dans notre atmosphère en quantités alarmantes.

Chaque année, les sources qui produisent des hydrocarbures fluorés relâchent une quantité de polluants qui correspond aux émissions que produiraient 300 centrales thermiques alimentées au charbon.

Si on ne fait rien, les hydrocarbures fluorés pourraient compter pour 10 % de toutes les émissions de gaz à effet de serre dans le monde d’ici 2050.

Des mesures ambitieuses visant à éliminer progressivement les hydrocarbures fluorés pourraient donner des résultats remarquables.

L’an dernier à Paris, les leaders ont osé fixer un objectif qui consiste à limiter l’augmentation du réchauffement planétaire à moins de 2 °C.

Les scientifiques estiment que si nous prenons dès maintenant des mesures pour éliminer progressivement les hydrocarbures fluorés, nous pourrions réduire le réchauffement planétaire de 0,5 °C.

Cette seule action apporterait des avantages énormes.

Et dans une semaine, à Kigali, au Rwanda, les leaders pourraient conclure une entente à cet effet.

Cette possibilité devrait nous donner espoir.

Les solutions ne seront pas toutes aussi faciles à appliquer, mais j’encourage les leaders à travailler avec acharnement pour limiter la pollution par les hydrocarbures fluorés, puisqu’ils sont une cible facile.

Monsieur le Président, la conférence de Paris a donné au monde une occasion importante.

Après des années à chercher en vain un consensus, le monde s’est enfin rassemblé.

Et aujourd’hui, à force de travailler et de collaborer, nous avons la chance de donner une vie meilleure à nos enfants et à nos petits‑enfants.

Je suis moi‑même une mère, et quand je pose les yeux sur mes trois enfants, je me demande dans quel état sera le monde que nous leur laisserons.

Quand je ne serai plus là, mes enfants et mes petits‑enfants auront‑ils les possibilités auxquelles j’ai eu droit?

Vivront‑ils dans des villes en plein essor où ils trouveront des emplois bien rémunérés?

Les récoltes seront‑elles abondantes? Les rivières et les fleuves regorgeront‑ils de saumons et de truites?

Malgré tout, je crois que les parents peuvent avoir espoir en l’avenir.

Les possibilités du passé se poursuivront dans l’avenir, mais elles changeront de forme.

La révolution numérique a changé à jamais notre façon de communiquer et de faire des affaires. La révolution de l’énergie propre changera aussi bien des choses, comme le transport, l’urbanisme et les types d’emplois qui seront offerts.

Comme notre premier ministre et des leaders de partout dans le monde l’ont mentionné hier, une occasion en or se présente à nous.

L’économie à faibles émissions de carbone a le vent dans les voiles.

En Allemagne, qui compte parmi les grands pays industriels, 30 % de toute l’électricité produite provient de sources renouvelables.

Au Danemark, cette proportion atteint jusqu’à 40 %, mais l’été 2015, pendant une journée particulièrement venteuse, toute l’énergie du pays a été produite par des sources renouvelables.

Des centaines de milliards de dollars sont investis dans le monde pour stimuler la création de nouvelles technologies et de nouvelles possibilités.

Les innovateurs, les ingénieurs et les entrepreneurs sont les catalyseurs du marché de demain.

Le spectre des changements climatiques et les possibilités offertes par les énergies propres nous poussent à agir pour renouveler nos infrastructures, améliorer nos réseaux de transport et investir dans de nouvelles technologies qui stimuleront l’innovation et créeront de nouvelles possibilités.

Plus tôt cette année, au Forum économique mondial, le premier ministre a déclaré que les pressions que nous exerçons à l’échelle mondiale en faveur d’une économie à faibles émissions de carbone favoriseront la création d’entreprises et stimuleront la croissance et la prospérité.

Ici, aujourd’hui, nous pouvons envoyer le message clair que le Canada comptera parmi les leaders de cette nouvelle économie.

Ici, aujourd’hui, nous pouvons laisser notre marque dans l’histoire, et laisser à nos enfants et à nos petits-enfants le legs auquel ils ont droit.

  • Une économie forte et diversifiée;
  • Des collectivités dynamiques et en santé;
  • Un monde naturel plus beau que jamais.

C’est la tâche que nous nous donnons.

Et si nous ratifions l’Accord de Paris, Monsieur le Président, j’ai confiance que nous réussirons.


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