Discours Article provenant de  Environnement et Changement climatique Canada

Déclaration nationale du Canada à la COP22 - Marrakech (Maroc)

Notes d’allocution pour l’honorable Catherine McKenna, Ministre de l’Environnement et du Changement climatique

Le 16 novembre 2016

Sous réserve de modifications. Ce discours a été traduit en conformité avec la Politique sur les langues officielles et révisé aux fins d’affichage et de distribution conformément à la Politique de communication du gouvernement du Canada.

Honorables chefs d’État et chefs de gouvernement,

Président de la COP22 – merci au Maroc pour sa formidable hospitalité.

Honorables ministres et chefs de délégation,

Délégations de peuples autochtones,

Distingués délégués,

Mesdames et Messieurs,

C’est un privilège de m’adresser à vous au nom du gouvernement du Canada. Ici même à Marrakech, la délégation de notre pays s’engage avec la communauté mondiale à faire progresser la mise en œuvre de l’Accord de Paris et à continuer sur notre lancée de la dernière année.

Je suis fière d’être ici avec des dirigeants des provinces, des territoires et des municipalités, ainsi que des représentants des peuples autochtones canadiens, des entreprises, de la société civile et des jeunes du Canada.

J’aimerais vous présenter une de nos déléguées. Maatalii Okalik est une jeune leader incroyable de l’Arctique canadien et une voix forte pour les jeunes Inuits. Elle est également une jeune femme incroyable. Il est vraiment de circonstance qu’elle soit avec moi à la COP22 en cette journée où les femmes sont à l’honneur.

Maatalii Okalik :

Qujannamiik ammalu unnukkut. Maatalii Aneraq Okaliujunga.

Je vous remercie chaleureusement et vous souhaite le bonsoir. Je m’appelle Maatalii Aneraq Okalik et je préside actuellement le Conseil national des jeunes Inuits au sein de l’Inuit Tapiriit Kanatami. Je suis honorée de participer à la COP parmi la délégation canadienne.

Vos Excellences, je salue le travail effectué par les parties dans l’effort collectif visant à s’attaquer aux changements climatiques dans le cadre de l’Accord de Paris.

Nous, jeunes Inuits du Canada, sommes déterminés à continuer d’exercer nos droits ancestraux à l’égard de notre culture, de notre langue et de notre mode de vie, tel que garantis dans la Constitution et les déclarations internationales, comme la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

Avec votre leadership soutenu qui définira notre avenir dans le domaine de la lutte contre les changements climatiques, j’espère que vous agirez en collaboration avec les peuples autochtones, dans le cadre de plateformes, et en respect de nos droits qui, ultimement, appuient l’autodétermination des Autochtones.

Agissons ensemble – notre avenir collectif en dépend.

Qujannamiik ammalu aakuluuvusi. Merci.

L’honorable Catherine McKenna :

Il y a un an, le monde a conclu ensemble un accord historique sur les changements climatiques. Et il n’est pas question de retourner en arrière. Le coup d’envoi a été donné et est irréversible. Comme le souligne le secrétaire américain à l’Énergie, Ernest Moniz, vous ne pouvez pas arrêter un train en mouvement. Et j’ajouterais que de toute évidence, le monde a décidé de prendre ce train. Il est clair, selon nos discussions de cette semaine, que nous nous mobilisons tous, à l’échelle de la planète, afin de mettre en œuvre l’Accord de Paris.

L’Accord de Paris a envoyé un message clair aux marchés : le fait d’agir maintenant et d’investir dans un avenir plus propre constitue un avantage concurrentiel.

L’économie mondiale a évolué vers une croissance propre et durable. La transition vers une économie à faibles émissions de carbone est déjà bien entamée.

Le Canada est profondément résolu à agir dans le dossier de la lutte contre les changements climatiques. C’est ce qu’il faut faire pour nos enfants et nos petits-enfants. Ces efforts bâtiront également une économie propre et inclusive qui permettra la création de bons emplois.

Depuis la COP21, le Canada a été actif sur la scène internationale :

  • Nous avons aidé à la négociation d’une ambitieuse modification au Protocole de Montréal sur l’élimination graduelle des hydrofluorocarbones dans les appareils de climatisation et de réfrigération, adoptée le mois dernier à Kigali. Il s’agit d’une étape extrêmement importante qui permettra de retrancher un demi-degré au réchauffement mondial.
  • Nous coprésidons la Coalition pour le climat et l’air pur, qui vise la réduction des dangereux polluants ayant un effet sur le climat, qui nuisent à la qualité de l’air et à notre santé.
  • Nous adoptons de nouvelles mesures de réduction des émissions découlant de l’aviation et du transport par le biais de l’Organisation de l’aviation civile internationale.
  • Enfin, nous avons été fiers de ratifier l’Accord de Paris et avons contribué à l’atteinte du seuil de ratification nécessaire à son entrée en vigueur.

Au pays, des représentants de tous les ordres de gouvernement au Canada collaborent avec des peuples autochtones, des chefs d’entreprise, des jeunes, des organisations environnementales et l’ensemble des citoyens en vue d’établir un cadre canadien de croissance propre et de lutte contre les changements climatiques.

Cet automne, le gouvernement du Canada a fait un grand pas lorsqu’il a annoncé son plan de tarification de la pollution par le carbone. Dans le cadre de ce plan, toutes les administrations canadiennes auront mis un prix sur la pollution par le carbone d’ici 2018.

Il s’agit d’une occasion unique. En mettant un prix sur la pollution par le carbone, nous incitons les industries à réduire la pollution en faisant preuve d’innovation. C’est pourquoi la tarification de la pollution est l’un des outils les plus efficaces pour réduire les émissions. Les entreprises canadiennes sont d’accord, et plus de trente de nos grandes sociétés ont signé en faveur de la tarification de la pollution par le carbone dans le cadre de la Coalition pour le leadership en matière de tarification du carbone.

En 2016, nous avons annoncé des milliards de dollars en investissements dans l’infrastructure propre. Ces fonds serviront à créer des emplois et à trouver des mesures d’adaptation et d’atténuation à mettre en place au sein de nos collectivités.

Le Canada s’est joint à Mission Innovation à Paris et il s’est engagé à doubler les investissements dans la recherche et le développement des énergies propres d’ici 2020. Grâce à ces investissements, à la tarification de la pollution par le carbone et à d’autres politiques intelligentes, nous bâtissons une économie axée sur la croissance propre pour le Canada.

Et nous renouvelons notre soutien pour les pays en développement, dans le cadre de notre contribution historique de 2,65 milliards de dollars. En ce sens, je suis heureuse d’annoncer que le Canada investira près de 1,8 milliard de dollars en vue d’optimiser les investissements du secteur privé axés sur les solutions en matière d’énergie propre et renouvelable. Nos efforts contribueront à réduire les risques d’investissement et à stimuler les investissements privés dans les marchés émergents.

Le soutien du Canada aidera les collectivités à gérer les nombreuses répercussions des changements climatiques qui touchent de manière disproportionnée les femmes, les personnes défavorisées et ceux qui vivent de l’agriculture.

Nous appuierons également l’innovation et l’emploi et améliorerons notre capacité d’adaptation et de résilience aux changements climatiques.

Il faut également penser aux avantages économiques qui en découleront, non seulement pour les pays en développement, mais pour tous les pays du monde. En fait, la Société financière internationale estime que l’Accord de Paris nous aidera à générer près de 23 billions de dollars en investissements sobres en carbone dans les marchés émergents d’ici 2030. Ces investissements auront des avantages dans plusieurs domaines, par exemple la lutte contre les changements climatiques, les bienfaits pour la santé, l’autonomisation des personnes et la création d’emplois.

J’ai confiance en l’ingéniosité des Canadiens. Et je crois que les entreprises canadiennes peuvent rivaliser avec l’élite du monde. Je sais que les entreprises font partie de la solution au Canada et dans le monde.

Le secteur privé, avec tous les paliers de gouvernement, les peuples autochtones et tous les Canadiens s’uniront pour assurer une transition vers une économie forte et durable ainsi qu’un meilleur avenir pour nos enfants et nos petits enfants.

En travaillant ensemble, nous pourrons emprunter une voie durable pour l’avenir. Si nous prenons les bonnes décisions maintenant, les générations futures auront les bienfaits qu’elles méritent :

  • une économie forte et diversifiée;
  • des collectivités dynamiques et en santé;
  • un monde naturel plus beau que jamais.

Je suis convaincue que nous allons réussir.

Je terminerai par une citation de notre plus fameux joueur de hockey canadien, qui est très à propos : « Il ne faut pas se diriger là où se trouve la rondelle, il faut plutôt se placer là où la rondelle ira »; et cet endroit, c’est un avenir à faibles émissions de carbone.


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